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DOULEUR CHRONIQUE : Quel impact sur la santé cognitive ?

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 3 semaines
Journal of the American Geriatrics Society
Quel est le spectre des effets de la douleur persistante ou chronique chez le patient âgé ? (Visuel Fotolia 217833671)

Cette équipe du Massachusetts General Hospital (MGH) et de la Harvard Medical School (Boston), s’interroge ici sur le spectre des effets de la douleur persistante ou chronique chez le patient âgé. Une douleur chronique a-t-elle en effet une influence sur la rapidité ou la gravité du déclin cognitif avec l’âge ? Ces données publiées dans le Journal of the American Geriatrics Society, si elles confirment des effets marqués sur la fonction et la qualité de vie, rassurent d’une certaine manière, en excluant toute incidence cognitive.

La douleur n'aggrave pas le déclin cognitif

L’étude qui a suivi, durant 7 ans, 5.589 participants à la National Health Aging Trends Study (NHATS), âgés de 65 ans et plus précise la prévalence de la baisse de fonction physique et du bien-être associée à la douleur chronique et persistante. La « douleur persistante » a été définie comme présente au cours du dernier mois et gênante au quotidien. Les chercheurs ont développé un modèle pour estimer l'association entre la douleur persistante et le développement des différents types de déclins (fonction physique, fonction cognitive et qualité de vie) et pris en compte les facteurs de confusion possibles dont l'âge, le sexe, l’origine ethnique, le niveau d’études et le statut matrimonial. L’analyse révèle que :

 

  • 38,7 % des participants signalent une douleur persistante ; ce qui suggère déjà une prévalence élevée de la douleur chronique chez ce groupe d’âge ;
  • 27,8 % signalent une douleur intermittente ;
  • un tiers signalent une douleur dans 5 sites ou plus ;
  • au cours du suivi de 7 ans, les participants souffrant de douleur persistante apparaissent plus susceptibles de connaître :
  • une baisse de la fonction physique (64 % chez ceux qui souffrent de douleur persistante vs 59 % de douleur intermittente et vs 57 % chez ceux qui n’éprouvent aucune douleur gênante : ainsi, le risque de connaître une baisse de fonction, en cas de douleur persistante est accru de 14 % ;
  • une dégradation de la qualité de vie (48 % chez ceux qui souffrent de douleur persistante vs 45 % de douleur intermittente et vs 44 % chez ceux qui n’éprouvent aucune douleur gênante : ainsi, le risque de connaître une dégradation de la qualité de vie, en cas de douleur persistante est accru de 11 % ;
  • cependant, le risque ou la gravité du déclin cognitif ne semblent pas impactés par la présence d’une douleur persistante ou intermittente.

 

Ainsi, si ces conclusions sont plutôt rassurantes, compte-tenu de l’absence d’impact évident de la douleur chronique sur la cognition du patient âgé, elles sensibilisent à l’importance de soulager, sous peine de perte d’autonomie et qualité de vie.

 

Enfin ces données, écrivent les chercheurs, « soulignent la nécessité de recherches supplémentaires sur la douleur chronique afin d'optimiser la qualité de vie de nos personnes âgées ».

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