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ECZÉMA : La filaggrine cette protéine clé de la barrière cutanée

Actualité publiée il y a 3 années 4 mois 2 semaines
British Journal of Dermatology
En cause, les niveaux d'une protéine, la filaggrine, qui contribue à maintenir la fonction de barrière cutanée.

Pourquoi certaines personnes éprouvent-elles des changements de peau saisonniers ? Les chercheurs de de l'Université de Copenhague nous expliquent, dans le British Journal of Dermatology pourquoi de nombreuses personnes souffrent d'eczéma en hiver. En cause, les niveaux d'une protéine, la filaggrine, qui contribue à maintenir la fonction de barrière cutanée.

 

Les chercheurs danois ont procédé à des tests cutanés chez 80 adultes et constatent des changements dans les niveaux de produits de dégradation d’une protéine, la filaggrine, qui aide à maintenir la fonction de barrière cutanée. Ces niveaux changent significativement entre l'hiver et l'été, en particulier dans la peau des joues et des mains. D’autres changements sont également observés concernant la texture des cornéocytes, des cellules de la couche la plus externe de l'épiderme de la peau. Le Dr. Jacob Thyssen, de l'Université de Copenhague explique qu’en utilisant un microscope à très fort grossissement, son étude constate que les cellules de la peau souffrent de rétrécissement et présentent donc un changement de surface.

 

La barrière cutanée est affectée par les changements climatiques et saisonniers, montre ainsi clairement cette étude. Ses données contribuent à expliquer pourquoi les habitants des pays plus nordiques peuvent souffrir de rougeurs en hiver et peuvent développer des affections cutanées chroniques telles que l'eczéma atopique et la rosacée.

 

Le message clinique est donc de protéger sa peau avec des émollients en hiver et un écran solaire en été. Un autre expert, de l'Association britannique des dermatologues, ajoute : « Nous savons déjà que l'humidité peut affecter la texture de la peau et favoriser le développement de troubles cutanés comme l'eczéma. Cette étude apporte un nouvel éclairage sur les causes de ces changements cutanés saisonniers, au niveau cellulaire ».

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