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ENDURANCE : 1 marathon, 4 ans d’âge cardiovasculaire en moins

Actualité publiée il y a 3 semaines 3 jours 20 heures
European Society of Cardiology
Un premier marathon rajeunit le système cardiovasculaire, inverse le vieillissement des vaisseaux sanguins et bénéficie surtout aux coureurs les plus âgés et les plus lents.

Cette étude de l'University College London (UCL) présentée à l’EuroCMR 2019, un congrès scientifique de l’European Society of Cardiology montre qu'un premier marathon rajeunit le système cardiovasculaire, inverse le vieillissement des vaisseaux sanguins et contrairement aux idées reçues bénéficie surtout aux coureurs les plus âgés et les plus lents.

 

L'auteur principal, le Dr Anish Bhuva, boursier de la British Heart Foundation explique les participants, coureurs novices, entraînés pendant 6 mois et ayant achevé leur premier marathon bénéficient d’une réduction de 4 années de leur âge artériel et d'une baisse de 4 mmHg de pression systolique (pression sanguine lors de la contraction du cœur). Un effet comparable à un traitement hypotenseur qui, en cas d’entrainement soutenu, pourrait même se traduire par une réduction d'environ 10% du risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) au cours de la vie.

 

Un marathon contre la rigidité artérielle : l’étude revient sur l’une des caractéristiques essentielles du vieillissement normal, la rigidité des vaisseaux sanguins, associée à une augmentation du risque d’AVC et de maladie cardiaque- même chez les personnes en bonne santé. Comparés à leurs pairs, les sportifs « à vie » ont des vaisseaux sanguins biologiquement plus jeunes. Mais cette étude voulait regarder si l’entraînement pour un premier marathon entrainait déjà ces effets et réduisait la rigidité aortique même chez les coureurs débutants. L’étude est menée chez 139 coureurs débutants en bonne santé, âgés de 21 à 69 ans, invités à suivre un programme d’entraînement pour la première fois et à courir environ 10 à 20 km par semaine pendant 6 mois avant de participer au Marathon de Londres. Avant de commencer l’entraînement et 2 semaines après la fin du marathon, les participants ont passé une imagerie par résonance magnétique (IRM) et des échographies du cœur et des vaisseaux, un test de fitness et des mesures de la pression artérielle et du rythme cardiaque. L'âge biologique de l'aorte a été calculé à ces 2 points de l’étude. L’expérience montre que :

  • les participants qui couraient moins de 2 heures par semaine avant l’entraînement au marathon ont des temps à l’arrivée plus longs que la moyenne des coureurs, ce qui est logique, puisque c’était leur première course ;
  • après le marathon, la rigidité aortique est réduite et l’âge de l’aorte est de 4 ans plus jeune qu’avant le début de l’entraînement ;
  • les participants plus âgés et ceux ayant les temps d'arrivée les plus élevés au marathon sont ceux qui présentent la réduction la plus importante de la rigidité aortique ;
  • les réductions de la rigidité aortique s’avèrent indépendantes des variations de la pression artérielle ;
  • la forme physique s'est améliorée et la fréquence cardiaque chute après l'entraînement, mais dans des limites plus modestes que la rigidité aortique et la pression artérielle.

 

 

Il n'est pas nécessaire d'être un athlète d'exception pour profiter des avantages du marathon ou de la course d’endurance : en réalité, ces bénéfices sont plus importants pour les coureurs plus âgés et plus lents. De plus, soulignent les chercheurs, les bénéfices pour la santé de la pratique régulière et à vie de ce type d’exercice commencent à apparaître après un programme d'entraînement relativement bref.

S'entraîner pour un marathon peut être un bon facteur de motivation pour rester actif. Beaucoup de personnes en profitent pour continuer ensuite ce qui permet de maintenir ces bénéfices.

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