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EPILEPSIE réfractaire: Le cannabidiol confirme ses promesses chez l'Enfant

Actualité publiée il y a 3 années 8 mois 3 semaines
The Lancet Neurology

Ce n’est pas la première étude à documenter les effets bénéfiques du cannabidiol dans le traitement de l’épilepsie, mais c’est la première à montrer que ce cannabinoïde majeur du cannabis, le cannabidiol, réduit les crises chez les enfants atteints d'épilepsie réfractaire au traitement. En apportant cette première confirmation chez l’Enfant, dans le Lancet Neurology, les chercheurs de l’Université de Californie - San Francisco non seulement répondent à un besoin évident mais ouvrent une alternative pour réduire l’impact des convulsions incontrôlées sur le développement neurocognitif de l’enfant.

Il faut insister, compte-tenu de la prévalence de l'épilepsie, sur l'importance de réunir les preuves de l'efficacité antiépileptique du cannabidiol, ou de ses effets dans d'autres troubles neurologiques ou psychiatriques dont l'anxiété, la schizophrénie et la toxicomanie. Car le cannabis est utilisé pour traiter l'épilepsie depuis des siècles, mais il n'existe que peu d'études sérieuses sur les effets du cannabidiol dans l'épilepsie. Pourtant le besoin de nouvelles thérapies est urgent, en particulier pour les épilepsies de l'enfant et pour les épilepsies résistantes aux traitements. On estime que 30 à 40% des enfants et des jeunes adultes sont atteints de formes sévères d'épilepsie « pharmaco-résistantes » ou réfractaires, c'est-à-dire qui ne répondent pas aux médicaments antiépileptiques standards. Le Dr Maria Roberta Cilio, auteur principal et directeur de recherche au Centre pédiatrique pour l'épilepsie de l'USCF confirme qu'il est important de parvenir au contrôle des crises à tout âge, mais tout particulièrement chez les enfants, sous peine de déficience cognitive progressive.


Son équipe a évalué 162 enfants et jeunes adultes suivis dans 11 centres spécialisés, traités durant 12 semaines, avec Epidiolex, un cannabinoïde purifié, sous forme liquide, exempt de tétrahydrocannabinol (THC), le composé psychotrope du cannabis. Les résultats montrent une diminution moyenne de 36,5% des crises sur le mois, avec une fréquence mensuelle médiane des crises passant de 30 crises à 16/mois.

C'est donc l'espoir d'un nouveau traitement pour les enfants atteints des formes les plus sévères (y compris du syndrome de Dravet). D'autres essais contrôlés randomisés sont prévus pour caractériser le vrai profil d'efficacité et de sécurité du médicament.

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