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ÉTHIQUE INFIRMIÈRE : Pourquoi il faut respecter la liberté de conscience

Actualité publiée il y a 3 semaines 2 jours 3 heures
Journal of Advanced Nursing
Il y a la nécessité, aussi, de clauses relatives à la liberté de conscience, « au soutien des soins de santé ».

Cette étude qualitative menée par entretiens, examine les aspects de l'objection de conscience chez les personnels infirmiers. L’étude de présentée dans le Journal of Advanced Nursing commence à déchiffrer l’importance pour les infirmiers et les infirmières, dans un environnement de pratique clinique de plus en plus complexe, y compris sur le plan éthique et souligne la nécessité de veiller à la liberté de conscience des infirmières et infirmiers comme à celle de tous les professionnels de santé d’ailleurs.

 

Ces entretiens individuels menés avec 8 infirmières et infirmiers de l'Ontario révèlent que les infirmières qui objectent en conscience à des politiques pertinentes sur le plan éthique n'ont pas de soutien concret et ont besoin de « protection » dans leurs établissements de santé. Ainsi, de plus en plus fréquentes sont les situations cliniques dans lesquelles les infirmières se retrouvent face à des problèmes de conscience ou en désaccord avec l'éthique ou « ses réglementations ». L’étude, canadienne souligne ainsi que pour les infirmières canadiennes, la légalisation nationale de l'euthanasie, connue sous le nom « d'Assistance médicale à mourir » a récemment considérablement exacerbé ce besoin de soutien.

 

La nécessité de veiller au respect de la liberté de conscience des infirmières et des infirmiers et de tous les professionnels de santé ressort finalement de ces entretiens, qui mettent en évidence les différentes situations dans lesquelles émergent des conflits de conscience. La conclusion s’impose, il s’agit de la nécessité, aussi, de clauses relatives à la liberté de conscience, « au soutien des soins de santé ». « Les professionnels doivent pouvoir pratiquer avec des limites claires dans des environnements de travail favorables où leurs objections de conscience sont respectées de manière inclusive », conclut l’auteur principal, le Dr Christina Lamb.

 

« Les conversations sur les dilemnes de conscience et l'objection de conscience doivent pouvoir trouver leur place aussi dans les réunions d’équipe car l’éthique fait partie de la pratique. Et le respect du droit de la personne à la conscience doit être respecter comme un préalable de ces conversations éthiques ».

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