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FIBROMYALGIE: La consommation d'alcool réduit le handicap et la douleur

Actualité publiée il y a 3 années 8 mois 2 semaines
Arthritis Care and Research

Cette étude britannique aboutit à une drôle de conclusion : La consommation régulière d’alcool semble réduire considérablement le handicap chez les participants atteints de fibromyalgie et souffrant de douleur chronique. C’est une association et non une relation de cause à effet qui est documentée ici dans la revue Arthritis Care and Research.

Les chercheurs de l'Université d'Aberdeen ont suivi 13.574 participants, âgés de 55 ans en moyenne et à 57% des femmes, dont 2.239 (16,5%) souffrant de douleur chronique généralisée, l'une des principales caractéristiques de la fibromyalgie. Les participants ont renseigné par questionnaire leur niveaux de douleur et leur niveau habituel de consommation d'alcool. Les chercheurs ont déterminé quels participants souffraient de douleur invalidante (douleur chronique de grade III ou IV). Enfin, ils ont pris en compte les facteurs de confusion possibles dont l'âge, le sexe, le tabagisme, le statut d'emploi, le poids et la hauteur, et le niveau de handicap.


- 28% des participants ont déclaré ne jamais consommer régulièrement d'alcool,

- 28% jusqu'à 5 unités / semaine,

- 20% 6 à 10 unités / semaine,

- 24% plus de 10 unités / semaine.

L'analyse livre un résultat surprenant :

Ø les participants qui consomment régulièrement de l'alcool présentent des niveaux inférieurs d'invalidité que ceux qui n'en consomment jamais ou rarement :

· Ainsi, une consommation de 21 à 35 unités d'alcool par semaine réduit de 67% le risque de handicap (auto-déclaré) vs aucune consommation d'alcool,

· plus largement, l'incapacité diminue avec l'augmentation de la consommation d'alcool jusqu'à 35 unités / semaine vs l'absence de consommation, après ajustement avec les facteurs de confusion possibles.

Parmi les personnes souffrant de fibromyalgie, le niveau d'incapacité s'avère ainsi inversement associé à la consommation d'alcool. Si la relation de cause à effet reste à prouver, et qu'il n'est pas question d'inciter les patients à la consommation d'alcool, la force de ces premiers résultats méritent quelques recherches, soulignent les auteurs.

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