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FIV : Un test d’éligibilité par simple prélèvement buccal

Actualité publiée il y a 1 année 1 semaine 2 jours
Frontiers in Endocrinology
Ce simple test par écouvillonnage buccal avant la FIV permet de mieux identifier les patientes éligibles et d’estimer le taux de réussite (Visuel Adobe stock 158990571)

Cette équipe de bioingénieurs et de spécialistes de la fertilité propose un simple test par écouvillonnage buccal avant la FIV qui permet de mieux identifier les patientes éligibles et d’estimer le taux de réussite. Documenté dans la revue Frontiers in Endocrinology, ce test va permettre de réduire « les faux espoirs » ou d’encourager l’observance du traitement, tout en augmentant le taux de traitements efficaces et de réussite.

 

Environ 15 % des couples en âge de procréer rencontrent des difficultés à concevoir. L'une des principales raisons pour lesquelles autant de couples ont recours à la procréation assistée est aussi l’âge de plus en plus tardif auquel les couples choisissent de fonder une famille.

 

L’auteur principal, le Dr Yvonne Lundberg Giwercman, professeur à l'Université de Lund et expert de la fertilité, relève : « Il s'agit d'une tendance mondiale qui devrait s'accentuer dans les années à venir.

Rien qu'en Europe, 1 million de FIV sont pratiquées chaque année ».

La FIV consiste à stimuler les ovaires de la femme afin de conduire à maturité plusieurs ovules, qui sont ensuite prélevés et fécondés par des spermatozoïdes en laboratoire avant d'être réintroduits dans l'utérus. Il existe 2 types de traitements hormonaux pour la maturation des ovules : biologiques ou synthétiques. Cependant, cette puissante hormonothérapie comporte également des risques d'effets secondaires graves, nécessitant parfois une hospitalisation en soins intensifs, et de nombreuses tentatives de FIV échouent.

Environ 75 % des FIVs échouent et 20 % des femmes présentent des effets secondaires.

 

L’étude, à la recherche une approche permettant de déterminer quelles sont les patientes éligibles à ce traitement hormonal, se penche sur la génétique, ici chez 1.466 participantes suivant un traitement de FIV. Les femmes atteintes d'endométriose ou du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ont été exclues. 475 participantes ont été réparties pour recevoir l’un des 2 traitements hormonaux, les autres participantes formant le groupe témoin. Les chercheurs ont cartographié, par séquençage génétique,

un gène clé impliqué dans la fécondation et dans l'action de l'hormone folliculostimulante (FSH), impliquée dans la maturation de l'ovule.

L’analyse de ces données révèle que :

 

  • les participantes porteuses d'une variante particulière du gène du récepteur de la FSH (FSHR), qui intervient dans l'action de l'hormone, répondent mieux au traitement hormonal biologique, tandis que les autres bénéficient plus de l'hormone synthétique ;
  • ainsi, connaître à l'avance le profil génétique de la patiente permet d'augmenter considérablement le nombre de grossesses réussies ;
  • une augmentation du nombre de grossesses et une augmentation relative de 38 % du nombre de bébés nés chez les femmes ayant reçu un traitement hormonal correspondant à leur variation génétique est en effet observée dans l’étude ;
  • cela signifie que pour 1.000 femmes suivant un traitement de FIV, le test permettrait la naissance de 110 bébés supplémentaires.

 

Un test simple par écouvillonnage buccal permet de déterminer en 1 heure seulement quel traitement hormonal est le plus adapté. 

 

Avec un objectif : « que le test soit disponible d'ici dès début 2026 ».

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