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HYPERTENSION : Varier les protéines participe à sa prévention

Actualité publiée il y a 2 mois 3 semaines 2 jours
Hypertension
Consommer des protéines de sources variées contribue aussi à réduire le risque d'hypertension artérielle (Visuel Adobe Stock 200218880)

Consommer des protéines de sources variées contribue aussi à réduire le risque d'hypertension artérielle, conclut cette équipe de cardiologues de la Southern Medical University en Chine, qui prêche à nouveau pour une alimentation équilibrée pour prévenir le risque d’hypertension artérielle (HTA). Ces données, présentées dans Hypertension, une revue de l’American Heart Association (AHA) révèlent également qu’une quantité raisonnable de protéines participe également à cette prévention. Ainsi, le risque d’HTA est plus élevé à la fois chez les personnes qui consomment le plus de protéines, mais aussi chez celles qui en consomment le moins.

 

Près de la moitié de la population des pays riches souffre d'hypertension artérielle, l’un des facteurs majeurs de maladie cardiovasculaire. Lorsqu'elle n'est pas traitée, l’HTA endommage le système circulatoire ce qui peut entraîner des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d'autres problèmes de santé.

« La nutrition est une mesure à la fois accessible et efficace pour lutter contre l’HTA »,

rappelle l’auteur principal de l’étude, le Dr Xianhui Qin, clinicien à l'hôpital Nanfang et chercheur à l’Université du Sud de Guangzhou. L’auteur rappelle que même si ces macronutriments sont parfois négligés dans les études, ils sont aussi importants que les lipides et les glucides.

 

Les protéines, marqueur de qualité du régime alimentaire : ainsi, les protéines participent, au même titre que les glucides et les lipides aux effets de l’alimentation sur le risque de maladie cardiovasculaire. Dans cet esprit, l’AHA recommande des sources saines de protéines, principalement à partir de plantes mais aussi de fruits de mer et de produits laitiers allégés, ainsi qu’en petite quantité de morceaux maigres de viande ou de volaille non transformées.

 

1 à 2 portions, ou 150 g de protéines par jour, mais de sources variées : les chercheurs chinois analysent ici les données alimentaires et de santé de près de 12.200 adultes vivant en Chine participant à la China Health and Nutrition Survey (1997 to 2015). L'enquête initiale a été utilisée comme référence, tandis que les données de la dernière vague ont été utilisées comme données de suivi à des fins de comparaison. Les participants étaient âgés en moyenne de 41 ans et étaient des hommes à 47 %. Un score de « variété» des protéines consommées a été attribué à chaque participant, en fonction du nombre de sources différentes de protéines consommées sur 8 grands types pris en compte : grains entiers, grains raffinés, viande rouge transformée, viande rouge non transformée, volaille, poisson, œufs et légumineuses. Un point a été attribué pour chaque source de protéines, avec un score maximum de 8.

 

Les chercheurs ont ensuite évalué l'association de ce score avec l’incidence de l’HTA sur un suivi de 6 ans.

 

L'hypertension d'apparition récente a été définie comme une pression artérielle systolique (chiffre du haut) >140 mm Hg et/ou une pression artérielle diastolique (chiffre du bas) > 90 mm Hg, la prise d'un médicament antihypertenseur ou l'autodéclaration d’un diagnostic de HTA.

L'analyse révèle que :

 

  • plus de 35 % des participants ont développé une HTA au cours du suivi ;
  • vs un score de variété des protéines consommées le plus faible (soit <2), un score plus élevé (4 ou>4) est associé à une réduction de 66 % du risque de HTA ;
  • pour chacun des 8 types de protéines, il existe une fenêtre ou quantité « optimale » associée au risque de HTA le plus faible ;
  • c’est le niveau de consommation approprié ;
  • lorsque la quantité totale d'apport en protéines est prise en compte, l'apport le plus faible et l'apport le plus important sont tous 2 associés au risque le plus élevé de nouvelle hypertension.

 

« Le message de santé cardiaque consiste à recommander une alimentation équilibrée comportant des protéines de sources variées et en quantité raisonnable, plutôt que de se concentrer sur une seule source de protéines alimentaires alors souvent consommée en excès ». Lorsque les sources de protéines sont limitées, elles semblent alors plus fréquemment concentrées sur les catégories « viande rouge transformée et non transformée ».

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