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HYPOTROPHIE PÉNIENNE : Il existe des solutions pénoplastiques

Actualité publiée il y a 5 mois 1 semaine 6 jours
Chirurgie plastique
Il existe aujourd’hui plusieurs options chirurgicales pour ces patients et la pénoplastie est une intervention aujourd’hui bien éprouvée et sécuritaire

La satisfaction et la fonction sexuelle sont influencées chez les hommes par la taille des organes génitaux mais aussi par la perception qu’ils en ont. Cette perception conduit certains patients à rechercher des solutions chirurgicales pour l’élargissement et/ou l’allongement du pénis (1). Ainsi, dans le monde, plus de 15.000 chirurgies d’allongement ou d’élargissement de la verge sont réalisées chaque année (2). Il existe aujourd’hui plusieurs options chirurgicales pour ces patients et la pénoplastie est une intervention aujourd’hui bien éprouvée et sécuritaire. Elle permet de restaurer, le cas échéant, une taille de pénis fonctionnelle à la fois pour une miction normale et des relations sexuelles satisfaisantes, et d’améliorer considérablement la qualité de vie du patient.  

 

Avant de réfléchir aux différentes options de correction, les patients doivent comprendre l'anatomie et la fonction péniennes : Le pénis est composé de 3 grands cylindres, deux corps caverneux qui comprennent le tissu érectile, et le corps spongieux qui constitue l'urètre. Les principaux composants du pénis sont entourés de tissu et enveloppés dans la peau. Chacun de ces composants joue un rôle important dans la fonction et la dynamique du pénis au cours de l'activité sexuelle et de la miction (3). La peau notamment exerce une fonction de protection des tissus péniens contre les traumatismes lors des rapports sexuels et sert de barrière contre les infections bactériennes. La base du pénis est attachée à la branche pubienne par les ligaments du pénis composés de tissu conjonctif. Enfin, les hormones androgènes, dont la testostérone, jouent un rôle clé dans le développement du pénis et plus largement dans la différentiation et la maturation des organes reproducteurs masculins (4). Ces différents systèmes anatomiques sont susceptibles d’être corrigés ou impactés lors d’une chirurgie.

Cette méta-analyse (5) estime la taille moyenne d’un pénis en érection à 13,12 cm

15.000 chirurgies d’agrandissement et/ou d’allongement du pénis sont pratiquées chaque année

Peut-on parler de « taille normale » ? Il existe des différences « remarquables » dans les mesures du pénis telles que rapportées dans la littérature. Ces différences sont associées à d’autres facteurs polygéniques dont la taille, le poids, l'indice de masse corporelle (IMC) du sujet, mais dépendent également des méthodologies utilisées par les équipes de recherche. Dans la pratique, l’urologue ou le chirurgien mesure la longueur du pénis étiré qui reproduit au plus près la longueur du pénis en érection. Cependant, pour les patients comme pour les cliniciens, il est important de disposer de repères fiables. Une revue de la littérature et méta-analyse de 20 études internationales portant au total sur 16.678 participants adultes fait référence (5) et apporte les estimations suivantes :

  • Taille moyenne d’un pénis flasque : 9,1 cm
  • Taille moyenne d’un pénis flasque étiré : 13,24 cm
  • Taille moyenne d’un pénis en érection : 13,12 cm (taille minimum relevée : 4,8 cm, taille maximum relevée : 21,2 cm)

Ces repères restent indicatifs, car de nombreux hommes en quête de correction pénienne ont en réalité un pénis de longueur « normale », mais le perçoivent comme de trop petite taille. Cependant, « il n’y a pas de consensus concernant la taille au-dessous de laquelle il est justifié d’accepter de tenter de modifier la taille du pénis. » (6).

 

Micropénis ou pas ? Si de nombreux patients utilisent couramment l’expression, le « micropénis » recouvre une véritable affection médicale de naissance : dans ce cas, la longueur du pénis ne dépasse pas 7 cm à l’état flaccide et à l’âge adulte. Cette anomalie congénitale diffère de la perception d'anomalies de la longueur du pénis, et est parfois associée à des troubles de la différenciation sexuelle.

 

Image de soi et motivations : Différentes études (7,1) montrent que « l'image génitale » prévaut dans l'image corporelle globale chez les hommes. Parmi les différents traits qui constituent cette image de soi masculine,

  • les dimensions du pénis au repos apparaissent comme les plus critiques, pour 78% pour les patients qui viennent consulter ;
  • la circonférence du pénis est plus déterminante que la longueur ;
  • le souhait des patients va majoritairement (82%) à l’élargissement et l’allongement simultanés du pénis ;
  • les inquiétudes sur le maintien de proportions harmonieuses (taille et circonférence) n'interviennent que chez un peu plus d’un patient sur 2.

Les principales motivations des patients comprennent l’inconfort psychologique vis-à-vis du partenaire, un sentiment de dévalorisation dans la sphère de l’intimité, le désir d’éblouir son ou ses partenaires, la perception d’une taille incohérente des organes génitaux par rapport au reste du corps, le désir d'améliorer une dotation naturelle déjà généreuse, le désir de meilleures proportions entre le repos et l'érection.

 

Quelles options de correction possibles ? S’il n’existe pas encore de consensus, les traitements non chirurgicaux sont documentés comme moins efficaces pour l’allongement et l’élargissement du pénis.

 

Cependant, l'option non-chirurgicale qui consiste à injecter de l’acide hyaluronique dans le fourreau pénien permet d’aboutir à un résultat satisfaisant dont la durabilité est d’environ 12 mois. La réussite de ce traitement dépend essentiellement du produit choisi par le chirurgien et de la quantité injectée (généralement de 5 à 40 ml pour la première intervention), adaptée à la taille initiale du pénis et à la demande du patient.

 

Parmi les interventions chirurgicales qui peuvent être proposées la pénoplastie d’allongement par section du ligament suspenseur de la verge avec plastie cutanée est documentée (8) comme efficace. L'opération induit une augmentation visible de la longueur au repos, de la longueur étirée, et permet d’améliorer la fonction sexuelle (+6,74% au score IIEF-5-(7)) à 2, 6 et 12 mois après la chirurgie. En général, la reprise de l'activité sexuelle peut intervenir 60 jours après l’intervention.

L'injection sous-cutanée de graisse (lipofilling) prélevée au niveau des fesses ou de la paroi abdominale peut permettre d’augmenter la circonférence du pénis, avec des résultats variables selon les patients. Le recours à la greffe de lambeaux cutanéo-graisseux vascularisés peut également être envisagé.

 

Des effets indésirables ? Les experts soutiennent que la phalloplastie esthétique a beaucoup évolué avec le temps dans le sens d'une plus grande sécurité, l’utilisation de graisse autologue ayant marqué la fin des complications sévères.

Cependant, au-delà d’une sélection rigoureuse des candidats et de son apparente et relative simplicité, la pénoplastie nécessite une connaissance approfondie de l'anatomie et une grande expérience de la technique chirurgicale. Le choix du chirurgien reste donc primordial.  

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