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INFECTIONS NOSOCOMIALES : Une nouvelle pellicule antibactérienne et antibiofilm

Actualité publiée il y a 3 semaines 4 jours 3 heures
ACS Nano
Cette pellicule plastique flexible permet de réduire l'adhérence bactérienne, la formation de biofilms et le transfert de bactéries

Les infections nosocomiales sont un problème majeur de Santé publique et deviennent de plus en plus problématiques avec l'émergence de bactéries toujours plus résistantes aux médicaments. De nombreuses équipes travaillent à la conception de surfaces permettant d’empêcher l'adhérence, la prolifération et la propagation des bactéries afin de prévenir les infections et de réduire l'utilisation des antibiotiques. Ces chercheurs de la Mc Master University ont ainsi mis au point cette pellicule plastique flexible qui permet de réduire l'adhérence bactérienne, la formation de biofilms et le transfert de bactéries. Ce nouveau matériau, présenté dans ACS Nano, inspiré par la feuille de lotus, fonctionne grâce à une combinaison d'ingénierie de surface et de chimie à l'échelle nanométrique.

 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a désormais classé Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA) et Pseudomonas aeruginosa à Gram négatif comme des pathogènes dont l’éradication est prioritaire. Cette nouvelle pellicule montre ici sa capacité à empêcher la formation de biofilms des 2 bactéries, respectivement à 87 et 84%.  

La pellicule bloque la formation de biofilms de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA) et de Pseudomonas aeruginosa

La pellicule empêche la formation de biofilm, le transfert et la propagation des bactéries

Inspirée par la feuille de lotus, la pellicule fonctionne grâce à une combinaison d'ingénierie de surface et de chimie à l'échelle nanométrique. Sa surface est texturée avec des rides microscopiques qui excluent ou repoussent toutes les molécules externes. Une goutte d'eau ou de sang, par exemple, rebondit simplement lorsqu'elle atterrit à la surface. Il en va de même pour les bactéries. Les chercheurs poursuivent encore leur ajustement de texture pour la rendre encore plus répulsive.

 

Un résultat propice à de nombreuses applications : comme la pellicule conçue par ces bioingénieurs canadiens repousse tout ce qui entre en contact avec elle, y compris les virus et les bactéries et empêche le transfert de superbactéries résistantes aux antibiotiques et autres microbes dangereux, elle est adaptée à tous les environnements sensibles aux infections, tels que les hôpitaux et les cuisines. Il s’agit d’une surface en plastique sous forme de pellicule transparente qui peut permettre d’emballer comme un film rétractable les poignées de porte ou toute autre surface susceptible d’être exposée aux bactéries. Ainsi, le matériau est également idéal pour les emballages alimentaires, où il pourrait arrêter le transfert accidentel de bactéries telles que E. coli, Salmonella et listeria.

 

En cette ère d’émergence constante de nouvelles antibiorésistances, les chercheurs espèrent que leur innovation fera œuvre utile, au sein de « la boîte à outils antibactérienne ». D’autant que les premiers tests sont très concluants : la pellicule repousse les bactéries les plus inquiétantes et les plus résistantes aux antibiotiques.

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