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INFLAMMATION POSTPANDRIALE : Une simple pincée d’épices allège un repas trop riche

Actualité publiée il y a 1 année 6 mois 1 semaine
The Journal of Nutrition
Quelques épices contre les brûlures d’estomac ? (Visuel AdobeStock_169638506)

Ajouter un mélange d'épices à son alimentation peut aider à réduire l'inflammation aiguë qui suit un repas trop riche, conclut cet essai contrôlé randomisé d’une équipe de la Penn State : ainsi une petite cuillère ou 6 grammes d'épices mélangées font baisser de manière significative les marqueurs d'inflammation postpandriale et rendent plus sain plus digeste, un repas trop riche en graisses, concluent ces chercheurs dans le Journal of Nutrition.

 

Ici, les nutritionnistes testent un mélange de basilic, de laurier, de poivre noir, de cannelle, de coriandre, de cumin, de gingembre, d'origan, de persil, de poivron rouge, de romarin, de thym et de curcuma, de précédentes recherches ayant déjà associé certaines de ces épices, comme le gingembre et le curcuma, à des effets anti-inflammatoires. L’objectif étant de prévenir l'inflammation chronique, favorisée par une alimentation trop riche et associée à de nombreuses conditions chroniques dont le cancer, la maladie cardiovasculaire, le surpoids et l'obésité. En effet, l'inflammation peut aussi être une réponse « aiguë » après un repas riche en graisses, ou en sucre. Les chercheurs suggèrent ici que la répétition de telles inflammations aiguës, peut entraîner une inflammation chronique, en particulier chez les personnes en surpoids ou obèses.

Une cuillère à café d’épices pourrait faire la différence !

L’idéal serait une alimentation équilibrée, le maintien d’un poids de santé et la pratique de l'exercice, mais les changements de comportement ne sont pas toujours possibles ou tenus. Les nutritionnistes de la Penn ont donc voulu explorer si une combinaison d'épices pouvait, plus simplement, entraîner déjà un effet positif. L’étude est menée auprès de 12 hommes âgés de 40 à 65 ans, en surpoids ou atteints d’obésité, et présentant moins un facteur de risque de maladie cardiovasculaire. Chaque participant a été invité, dans un ordre aléatoire, à consommer 3 versions d'un repas riche en graisses saturées et en glucides au cours de 3 jours distincts :

  • un repas riche sans épices,
  • un repas riche avec 2 g de mélange d'épices,
  • un repas riche avec 6 g de mélange d'épices.

Les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang avant et après chaque repas et toutes les heures pendant 4 heures afin de mesurer les marqueurs inflammatoires. Ils ont également cultivé les globules blancs et les ont stimulés pour qu'ils réagissent à un stimulus inflammatoire, similaire à une infection. L’analyse montre que :

  • les cytokines inflammatoires sont très réduites après le repas contenant 6 g d'épices vs 2 g d'épices ou sans épices.

 

 

Quel(s) bénéfice(s) avec quelle(s) épice(s) ? C’est ce qui reste à préciser. Il s’agira également de mieux comprendre aussi le mécanisme précis sous-jacent à cet effet anti-inflammatoire contre un repas riche en graisses et en glucides.

Ces données déjà confirmées par une seconde vague d’étude, ont déjà révélé que l’ajout d’épices permet de réduire la dilatation des vaisseaux sanguins associée à l’inflammation après le repas.

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