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La nouvelle CHIRURGIE CÉRÉBRALE sans incision et sans scalpel

Actualité publiée il y a 2 années 5 mois 3 semaines
Journal of Neurosurgery
Cette « chirurgie » non invasive de nouvelle génération permet d'éliminer les circuits cérébraux défectueux, un geste qui peut permettre de traiter des maladies neurologiques débilitante (Visuel Adobe Stock 199883889)

Cette équipe de neurochirurgiens de l’University of Virginia Health System présente une nouvelle forme de chirurgie cérébrale ne nécessitant ni scalpels, ni incisions. Cette « chirurgie » non invasive de nouvelle génération permet d'éliminer les circuits cérébraux défectueux, un geste qui peut permettre de traiter des maladies neurologiques débilitantes, mais donc sans recours à la chirurgie conventionnelle.

 

La technique a été mise au point par le Dr Kevin S. Lee et ses collègues des départements de neuroscience et de neurochirurgie de l'Université de Virginie, du Center for Brain Immunology and Glia (BIG) et de l'Université de Stanford. L'approche, si elle est mise en œuvre avec succès en salle d'opération, pourrait révolutionner le traitement de certaines des maladies neurologiques les plus difficiles et les plus complexes, notamment l'épilepsie, certains troubles moteurs, etc.

« L’approche élimine les cellules cérébrales malades sans avoir même à couper le cuir chevelu ».

Il s’agit à nouveau, d’une technique d’échographie focalisée (ondes ultrasonores focalisées) de faible intensité, combinée à des microbulles. La technique permet de pénétrer brièvement les défenses naturelles du cerveau et d’administrer de manière ciblée une neurotoxine qui tue les cellules cérébrales "coupables" tout en épargnant les cellules saines et en préservant l'architecture cérébrale environnante.

La nouvelle technique supplante les procédures neurochirurgicales actuelles utilisées pour le traitement des troubles neurologiques qui ne répondent pas aux médicaments, affirme l’auteur principal, le chercheur Kevin S. Lee, du département de neuroscience et de neurochirurgie de l'UVA et du BIG.

 

« Cette approche unique élimine les cellules cérébrales malades, épargne les cellules saines adjacentes et atteint ses objectifs sans couper le cuir chevelu ».

 

La nouvelle approche s'appelle PING, et elle démontre déjà un potentiel passionnant dans les études de laboratoire. L’une des applications prometteuses du PING pourrait être le traitement chirurgical des épilepsies qui ne répondent pas aux médicaments. Environ un tiers des patients épileptiques ne répondent pas aux antiépileptiques, et la chirurgie peut réduire ou éliminer les crises pour certains d'entre eux. L’équipe montre ici que PING parvient à réduire ou éliminer les crises chez 2 modèles animaux d'épilepsie. PING pourrait élargir le traitement chirurgical des patients épileptiques réfractaires qui hésitent à subir une chirurgie invasive ou résection conventionnelle.

 

Une incroyable précision : on l’aura compris, le grand avantage de PING est de pouvoir éliminer les neurones bien ciblés dans une région du cerveau, tout en épargnant les cellules non-cibles présentes dans la même zone- alors que les approches chirurgicales actuelles éliminent toutes les cellules de la zone traitée. PING exploite la puissance de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) pour permettre aux scientifiques de regarder à l'intérieur du crâne et de guider avec précision les ondes sonores pour ouvrir la barrière hémato-encéphalique précisément là où cela est nécessaire. Cette barrière est conçue pour empêcher les cellules et les molécules nocives d'entrer dans le cerveau, mais elle empêche également l'administration de traitements bénéfiques.

 

Ici, PING permet l'administration d'une neurotoxine hautement ciblée, qui élimine « proprement » les neurones problématiques, sans causer de dommages collatéraux.

 

Un autre avantage de cette précision est que l’approche peut ainsi être utilisée sur des cibles de forme irrégulière dans des zones qui sont extrêmement difficiles ou impossibles à atteindre par une chirurgie cérébrale classique. « Si cette stratégie se traduit en clinique », écrivent les chercheurs « la nature non invasive et la spécificité de la procédure rendent à nouveau possible la chirurgie, pour des troubles neurologiques réputés médicalement insolubles ».

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