L’ALZHEIMER court-circuite la communication entre le cerveau et le tissu adipeux
La maladie d’Alzheimer peut perturber la communication entre le cerveau et le tissu adipeux, ce qui dégrade la santé cardiovasculaire et métabolique, révèle cette étude menée au Houston Methodist Hospital. Ces conclusions publiées dans le Journal of Lipid Research, soutiennent un lien probable entre la neurodégénérescence et les troubles cardiovasculaires et métaboliques.
La maladie d’Alzheimer peut contribuer à des comorbidités inattendues, en perturbant la capacité du corps à réguler son métabolisme. L’équipe révèle en effet, qu’en plus des effets négatifs connus de la maladie d’Alzheimer elle-même, celle-ci peut également perturber la communication entre les nerfs et les vaisseaux sanguins du tissu adipeux, ce qui peut aggraver les conditions cardiaques et métaboliques et induire des accidents vasculaires cérébraux, des maladies cardiaques et le diabète.
Alzheimer, un dysfonctionnement, aussi, du système nerveux autonome
L’étude met en lumière un aspect jusqu’alors peu exploré de la maladie d’Alzheimer : son potentiel à provoquer un dysfonctionnement du système nerveux autonome (involontaire) s’étendant au-delà du cerveau.
Grâce à l’imagerie tridimensionnelle et en se concentrant sur le tissu adipeux chez des souris modèles, cette analyse révèle comment la maladie modifie la structure des faisceaux nerveux et vasculaires, dont les nerfs et vaisseaux sympathiques, qui jouent un rôle crucial dans la régulation du métabolisme des graisses par la signalisation hormonale et neuronale.
L’auteur principal, Li Yang, chercheur au Houston Methodist, résume : « En perturbant la connexion entre le système nerveux et le tissu adipeux,
la maladie altère la capacité de l’organisme à gérer son énergie ».
Quelle implication ? Cette perturbation contribue à expliquer pourquoi les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer souffrent souvent, outre de déclin cognitif, de problèmes tels que des accidents vasculaires cérébraux, des maladies cardiaques, du diabète, de l’hypertension artérielle et d’autres troubles de santé.
Le traitement ou la prévention des dysfonctionnements du système nerveux autonome
pourraient donc améliorer l’état de santé général des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.
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