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MOBILITÉ : Le besoin est toujours là chez la personne âgée

Actualité publiée il y a 2 mois 5 jours 20 heures
Soutien et accompagnement
Parmi les besoins fondamentaux de l’être humain, qui doivent être soutenus par les soignants et les aidants naturels, y compris chez la personne âgée, figure la mobilité (Visuel Adobe Stock 237850034)

Parmi les besoins fondamentaux de l’être humain, qui doivent être soutenus par les soignants et les aidants naturels, y compris chez la personne âgée, figure la mobilité. Définie comme « la capacité d'une personne de se déplacer seule ou avec des moyens mécaniques, d'aménager son domicile de façon adéquate et d’en éprouver un confort » (1), la mobilité est une condition essentielle de l’activité et l’autonomie, avec une incidence considérable sur la santé. Comme pour les autres besoins fondamentaux, la stratégie des proches et des soignants, se doit d’être conservatrice, c’est-à-dire maintenir autant que possible les capacités intrinsèques et l’autonomie de la personne âgée.

 

Enfin, le bien être psychique et les relations sociales sont intimement liés à la mobilité. La mobilité est donc essentielle au plan physiologique et psychique, mais aussi dans l’accomplissement et l’estime de soi (2). De nombreuses études ont montré que la perte de mobilité et d’autonomie induit l’isolement social, un facteur indépendant d’insuffisance de suivi sanitaire, de maladies, de démence et de décès (3,4,5).

Le soutien et l’aide à la mobilité de la personne âgée peuvent faire la différence

Le niveau de mobilité impacte les résultats de santé, la longévité et la qualité de vie du patient âgé. Si privilégier des facteurs de mode de vie sain (nutrition, sommeil notamment) fait partie d’une stratégie conservatrice de la mobilité du patient âgé, il existe aussi des dispositifs de prévention des chutes et des aides matérielles à la mobilité et à l’autonomie de vie au domicile, dans différentes gammes de prix et de fonctionnalités, comme les monte-escalier. Et le prix d’un monte-escalier n’est pas toujours élevé en regard de l’accessibilité et d l’autonomie qu’il offre à la personne âgée.

 

Le besoin d’accompagnement à la mobilité s’accroît mécaniquement avec le vieillissement de la population. Le vieillissement pouvant être défini comme « une période inévitable et naturelle de la vie humaine caractérisée par une baisse des fonctions physiques et un acheminement graduel vers une diminution des capacités » (6). La proportion de personnes dépendantes augmente même si cette autonomie atteint aujourd’hui en moyenne un âge avancé. La part des bénéficiaires de l’APA atteint ainsi 45 % pour les 90 à 94 ans et 68 % pour les 95 ans ou plus (7).

 

Parmi les principales causes de perte de mobilité, on peut noter la perte de masse musculaire qui peut entraîner une sarcopénie, une maladie qui touche aujourd’hui environ un Européen sur 5 de plus de 55 ans et dont la prévalence pourrait atteindre 63% d'ici 2045 (8). D’autres facteurs, dont le remodelage osseux, l’arthrose, la baisse d’acuité sensorielle et la perte d’équilibre, source de chutes et de perte d’autonomie ou encore les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, Maladie de Charcot, AVC).  Enfin la dénutrition -qui touche aujourd’hui 4 % des personnes âgées à domicile- et l’incontinence - qui touche 25% des personnes de plus de 85 ans- sont deux facteurs trop souvent négligés de perte de mobilité.

 

La perte de mobilité mène à l’alitement et à ses complications : au lit ou « au fauteuil », le patient devient grabataire et développe de nouvelles comorbidités (constipation, infections bronchique ou urinaire, phlébite, escarre…). La perte de mobilité entraîne ainsi la personne âgée dans une spirale où la perte de confiance et d’autonomie vont détériorer la santé osseuse et musculaire, accroître le risque de blessures et de fractures, accélérer la neurodégénérescence et le déclin cognitif (9,10).

Lutter contre la perte de mobilité passe aussi par l’organisation de l’espace au domicile

Il s’agit donc de prévenir les chutes et de renforcer l’accessibilité des différentes pièces de la maison en toute sécurité. Il existe aujourd’hui toute une gamme de dispositifs de soutien à la mobilité de la personne âgée, qui contribuent à ces stratégies conservatrices : canne, déambulateur, cadre de marche ou monte-escalier, permettent de maintenir voire d’améliorer la mobilité et l’autonomie des personnes âgées. En favorisant l’accessibilité de la majeure partie du domicile, le monte-escalier préserve non seulement la mobilité mais aussi l’activité et l’estime de soi de la personne.

 

La « conservation » de la mobilité et la prévention de sa perte peuvent faire la différence au niveau des résultats de santé, de la longévité et de la qualité de vie du patient âgé. Encourager la personne à pratiquer un exercice adapté à son état de santé, la préparer à la situation de chute, l’inciter, lorsque c’est possible, à effectuer par elle-même certaines activités du quotidien, la « mobiliser » régulièrement, l’aider à marcher et à se déplacer sont autant d’interventions conservatrices bénéfiques.

 

Ainsi, les proches, les aidants naturels et les soignants ne doivent jamais oublier que l’envie de mouvement et d’autonomie reste entière chez la plupart des personnes âgées.

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