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OBÉSITÉ : Comorbidités ou pas, elle accroît le risque de dépression

Actualité publiée il y a 5 mois 14 heures 8 min
International Journal of Epidemiology
Plus que les comorbidités de l’obésité, c’est l'impact psychologique de l'excès de poids qui provoque la dépression.

Cette étude de l’Université d'Australie du Sud et de l'Université d'Exeter apporte des preuves solides sur la responsabilité de l'obésité dans le développement fréquent de la dépression. Et cela même en l'absence d'autres problèmes de santé. Les conclusions, à paraître dans l’International Journal of Epidemiology montrent en effet que, plus que les comorbidités de l’obésité, c’est vraiment l'impact psychologique de l'excès de poids qui provoque la dépression.

 

Les chercheurs ont examiné les données médicales et génétiques de plus de 48.000 personnes recensées dans la Biobank britannique, souffrant de dépression et ont comparées ces données à celles d’un groupe témoin composé de plus de 290.000 personnes nées entre 1938 et 1971. Les chercheurs ont isolé la composante psychologique de l'obésit, de l'impact des problèmes de santé liés à l'obésité, en identifiant par analyses génomiques, les gènes associés à un indice de masse corporelle (IMC) élevé mais aussi à un risque moindre de maladies comme le diabète ou la maladie cardiaque.

 

L’équipe montre ainsi que ces gènes spécifiquement et seulement associés à l’IMC sont tout aussi fortement associés à la dépression que ceux associés à la fois à un IMC élevé et à d'autres comorbidités comme le diabète.

  • Cela suggère que le surpoids favorise à lui-seul le développement de la dépression avec ou sans problèmes de santé connexes ;
  • cet effet apparaît particulièrement marqué chez les femmes. Aux extrémités du spectre de l'IMC, les hommes très minces sont plus sujets à la dépression que les hommes de poids normal ou les femmes très minces.

 

L'épidémie mondiale d'obésité est suffisamment préoccupante, avec ses comorbidités dont le cancer et les maladies cardiovasculaires, pour ne pas y ajouter sans rien tenter ce risque accru de dépression, concluent les chercheurs. Ils appellent les cliniciens à prendre également en compte le risque psychologique dans la prise en charge du patient obèse.


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