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OBÉSITÉ : Le rôle promoteur clé des macrophages dans l’adipogenèse

Actualité publiée il y a 1 année 3 mois 4 semaines
Life Metabolism
L'acétylation d’un récepteur de l’adipogenèse dans les macrophages du tissu adipeux favorise l’accumulation de graisse et le développement de l’obésité (Visuel Adobe Stock 114434474)

L'acétylation d’un récepteur de l’adipogenèse dans les macrophages du tissu adipeux favorise l’accumulation de graisse et le développement de l’obésité, révèle cette équipe de l’Université Columbia. Alors que l'obésité est étroitement associée au développement de différentes maladies dont le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et les cancers, cette meilleure compréhension du rôle des macrophages dans son développement, révèle une nouvelle cible moléculaire : la désacétylation d'un récepteur (PPARγ) des macrophages

 

De précédentes études ont déjà montré que les macrophages résidant dans les tissus adipeux réagissent à l'apport de graisse et régulent le stockage des graisses. Cette nouvelle étude suggère que les macrophages ne sont plus seulement des acteurs ou facteurs, mais des responsables du développement de l'obésité.

Les macrophages du tissu adipeux en cause

Précisément, un récepteur nucléaire PPARγ des macrophages joue un rôle majeur dans le développement et le remodelage du tissu adipeux. En effet, ce récepteur PPARγ est fortement exprimé dans les adipocytes et agit comme un régulateur majeur de la différenciation et de la fonction des adipocytes. D'autre part, PPARγ a une fonction anti-inflammatoire dans les macrophages, et la suppression de PPARγ dans les macrophages altère le métabolisme des lipides. Bien que l'accumulation de preuves ait montré une corrélation étroite entre PPARγ, les macrophages et le métabolisme des lipides, le processus par lequel PPARγ dans les macrophages, régule le développement de l’obésité reste mal compris.

 

L’étude : l’équipe newyorkaise décrypte, chez la souris, comment l'acétylation de PPARγ dans les macrophages modifie la fonction du tissu adipeux. Les chercheurs ont « conçu » une lignée de souris qui exprime cette acétylation de PPARγ dans les macrophages du tissu adipeux et constatent que chez ces souris, soumises à un régime riche en graisses :

 

  • la dépense énergétique est réduite ;
  • l'accumulation de poids et de graisse est accrue ;
  • la sensibilité à l'insuline et la tolérance au glucose sont réduites ;
  • des tests supplémentaires révèlent une diminution de l'expression de l'adiponectine et de l'adipsine, 2 facteurs clés de régulation de la sensibilité à l'insuline et de l'homéostasie du glucose ;
  • une altération du métabolisme des lipides ;
  • une fibrose et un dysfonctionnement adipeux aboutissant à la stéatose hépatique.

 

Quelle prévention possible ?

Les thiazolidinediones, une classe importante de médicaments antidiabétiques, sont justement des activateurs de la synthèse des PPARγ, qui inhibent la réponse inflammatoire des macrophages et atténuent l'inflammation du tissu adipeux in vivo.

 

  • Cependant, dans cette étude, la Rosiglitazone permet de préserver les souris modifiées de la résistance à l'insuline mais ne parvient pas à restaurer la fonction normale des macrophages et des gènes fonctionnels des adipocytes et à réduire l’expression des facteurs inflammatoires.

Seule solution : parvenir à la désacétylation du récepteur PPARγ dans les macrophages.

C’est la première fois que le rôle de l'acétylation de PPARγ dans les macrophages du tissu adipeux est décrypté. Une nouvelle compréhension qui appelle à développer de nouveaux médicaments contre ce processus.

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