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OBÉSITÉ : L'exposition aux perfluoroalkyles PFAS synonyme de reprise de poids

Actualité publiée il y a 1 année 4 mois 4 semaines
PLOS Medicine
 L'étude associe l’exposition aux PFAS et la (re)prise de poids.

Cette équipe américaine ajoute aux effets néfastes des substances perfluoroalkyles (PFAS) déjà connues pour leur impact sur le système immunitaire. Les conclusions, présentées dans la revue PLOS Medicine montrent que les femmes qui ont repris le plus de poids après avoir suivi un régime de perte de poids ont des niveaux sanguins plus élevés de PFAS. L'étude ne prouve pas que les niveaux de PFAS ont provoqué cette prise de poids plus importante mais associe l’exposition aux PFAS et la prise de poids.

Les substances perfluoroalkyles (PFAS) forment un groupe de composés fluorés qui ont été largement utilisés dans les produits ménagers comme les ustensiles de cuisson antiadhésifs. Ces composés sont en train d'être éliminés, mais comme ils ne sont pas biodégradables, on les détecte toujours dans l’environnement. Leurs effets sur le système immunitaire ont été documentés, cette étude suggère que les PFAS peuvent perturber l'équilibre hormonal et entraîner un gain de poids.

 

 

Les chercheurs de la Harvard TH Chan School of Public Health, de la Louisiana State University et de la Tulane University (US) ont mené cette étude sur 621 hommes et femmes obèses ou en surpoids dont les niveaux sanguins de 5 types de PFAS ont été mesurés. Ces participants ont pris part à différents types de régimes de perte de poids d’une durée de 6 mois puis qui ont été suivis durant 18 mois. Les chercheurs ont également mesuré leur poids, IMC, la graisse corporelle, le métabolisme et la fonction thyroïdienne au départ de l’étude et à 6, 12, 18 et 24 mois. L’objectif était de déterminer si les niveaux de PFAS des patients au début de l'étude étaient liés à la perte de poids, à la reprise de poids ou à des changements métaboliques dont du taux métabolique. Enfin, les chercheurs ont pris en compte les facteurs de confusion possible (dont l’âge, le sexe, l’ethnie, le niveau d’études, le statut tabagique et la consommation d'alcool, la pratique de l’exercice physique etc…L’analyse montre :

  • l’absence de différence dans la capacité à perdre du poids, quel que soit le niveau de PFAS : ainsi les participants ont perdu 6 kilos en moyenne ;
  • une association, chez les femmes, entre des niveaux élevés de PFAS et une reprise de poids plus importante : ainsi ces participantes reprennent 2,7 kilos en moyenne à 18 mois vs 2 kilos pour les femmes à niveaux sanguins moyens de PFAS.
  • Les taux métaboliques des participants à niveau plus élevé de 3 types de PFAS sont plus ralentis ;

 

 

L'étude fournit la première preuve que des concentrations plasmatiques de PFAS plus élevées chez les adultes sont associées à une plus grande reprise de poids, en particulier chez les femmes, probablement en raison du taux métabolique au repos.

Il est donc plus que probable que ces substances chimiques environnementales jouent un rôle dans l'épidémie d'obésité.

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