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PARKINSON : Vers un spray nasal de L-Dopa

Actualité publiée il y a 2 mois 1 semaine 2 jours
Advanced Science
Se rapprocher de l'administration de médicaments par pulvérisation nasale pour la maladie de Parkinson, c'est l'assurance d'une meilleure délivrance au cerveau (Visuel adobe Stock 186982640)

Se rapprocher de l'administration de médicaments par pulvérisation nasale pour la maladie de Parkinson, c’est l’objectif de ces pharmacologues de l'Université de York qui nous font part de progrès significatifs dans le développement d'un spray pour les patients parkinsoniens. Il s’agit précisément d’un nouveau gel, présenté dans la revue Advanced Science, concentré en médicament lévodopa et qui peut adhérer aux muqueuses nasales et permettre ainsi une administration du traitement ciblée directement sur le cerveau.

 

La lévodopa est convertie en dopamine dans le cerveau, ce qui compense le déficit en cellules productrices de dopamine chez les patients parkinsoniens et permet de traiter les symptômes de la maladie. Cependant, sur de longues périodes de temps, la lévodopa devient moins efficace et il devient nécessaire d’augmenter les doses. « Le médicament actuellement utilisé pour la maladie de Parkinson est efficace jusqu'à un certain point, mais après une longue période d'utilisation, le corps commence à décomposer le médicament avant qu'il n'atteigne le cerveau », précise l’auteur principal, le professeur David Smith, du département de chimie de l'Université de York.

Un nouveau mode d’administration à la fois plus pratique et plus efficace

Accroître les doses nécessite parfois l’injection du traitement- plutôt que la prise orale de comprimés. Le traitement devient donc plus invasif. Par ailleurs, les vaporisateurs ou sprays nasaux sont connus pour leur capacité d’administration plus efficace en raison de la voie directe des muqueuses nasales au cerveau via les nerfs qui tapissent le nez.

 

Le défi, faire adhérer le médicament au tissu nasal suffisamment  longtemps : ce mode d’administration nécessite en effet pour libérer une dose suffisante, que le principe actif reste suffisamment longtemps sur la muqueuse nasale. C’est la fonction même de ce gel, chargé de lévodopa, qui peut être administré dans le nez sous forme liquide, puis qui  se transforme rapidement en une fine couche de gel qui diffuse le médicament de la muqueuse jusqu’au cerveau.

 

La preuve in vivo : testée sur des modèles animaux par une équipe du King's College de Londres, le gel permet de libérer la lévodopa avec succès dans le sang et directement dans le cerveau. Le gel apporte au médicament une meilleure adhérence à l'intérieur du nez, ce qui permet des niveaux d'absorption satisfaisants . Enfin,

l'absorption cérébrale est meilleure que celle obtenue par injection intraveineuse.

L’équipe travaille maintenant au dispositif même de pulvérisation nasale avant de passer aux essais cliniques (chez l'Homme).

 

Enfin, cette approche sous forme de gel nasal semble également prometteuse pour la délivrance de traitement d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer.

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