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PERTE de VISION ne signifie pas forcément perte de cognition

Actualité publiée il y a 1 année 10 mois 3 semaines
Scientific Reports
Une « mauvaise vue » ne doit pas être confondue systématiquement avec une perte de cognition (Visuel Adobe Stock 228175469)

Si l’œil est fréquemment décrit comme une fenêtre ouverte sur le cerveau, qui va permettre la détection plus précoce du déclin cognitif, et si l’association entre le déclin de la vision et la progression du déclin cognitif est également documentée, une « mauvaise vue » ne doit pas être confondue systématiquement avec un déclin cognitif. C’est la conclusion de cette équipe de l’University of South Australia qui alerte sur le fait que des millions de personnes âgées malvoyantes risquent d'être diagnostiquées à tort comme atteintes de troubles cognitifs légers.

 

En pratique, les tests cognitifs qui reposent sur des tâches dépendantes de la vision pourraient ainsi fausser le diagnostic jusqu'à chez 25 % des personnes âgées de plus de 50 ans ayant des troubles de la vision encore non diagnostiqués comme la cataracte ou la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). La dégénérescence maculaire liée à l'âge est l'une des principales causes de perte de vision chez les personnes âgées, mais si la maladie peut impacter fortement le fonctionnement au quotidien, elle n'a aucune incidence sur la cognition.

 

L'étude, menée auprès de 24 participants ayant une vision normale, invités à passer 2 tests cognitifs, l'un impliquant des tâches dépendantes de la vision et l'autre basé sur la fluidité verbale, montre, qu’en simulant la DMLA, à l’aide de lunettes spéciales, chez ces participants, ceux-ci obtiennent, logiquement, des scores très inférieurs au test cognitif nécessitant la vision. Aucune différence statistique n’est relevée, avec et sans lunettes, au test de fluidité verbale.

C’est donc le rappel que,

les déficiences visuelles qui affectent environ 200 millions de personnes de plus de 50 ans dans le monde n’affectent que les capacités cognitives impliquant des capacités visuelles.

Le diagnostic erroné de déclin cognitif peut entraîner des conséquences dramatiques pour la personne, sans compter les troubles psychologiques, dont la dépression et l'anxiété.

 

Alors que la prévalence des troubles visuels va progresser avec le vieillissement des populations, il est essentiel que les gériatres et les neurologues contrôlent la vision lors de l'évaluation de la cognition.

Et une évaluation cognitive globale devrait toujours inclure des tâches verbales.  

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