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POLLUTION et santé cardiaque : Un lien direct entre pics de polluants et événements cardiaques

Actualité publiée il y a 1 semaine 12 heures 50 min
Global Challenges
L'étude révèle un lien direct entre les pics de pollution atmosphérique et le risque cardiaque (Visuel Fotolia 158270006)

Cette étude d’une équipe d’épidémiologistes de l’Institut Politecnico di Milano, publiée dans la revue Global Challenges, révèle un lien direct entre les pics de pollution atmosphérique et le risque cardiaque et identifie l’impact des différents agents polluants sur le niveau de risque d’événements cardiovasculaires.  

 

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution atmosphérique est le deuxième facteur de risque environnemental de maladies non transmissibles. La pollution est responsable de millions de décès chaque année dans le monde.

 

L’un des auteurs principaux, Enrico Caiani, professeur au Politecnico di Milano, annonce :« Le lien entre la qualité de l'air et les arrêts cardiaques est un signal d'alarme pour les systèmes de santé locaux. Les services d'urgence doivent, lors des pics de pollution, s'attendre à une augmentation possible des appels à l'aide ».

 

Au-delà, cette étude s’inscrit dans le cadre du projet CLIMA-CARE, financé par l'Agence spatiale européenne (ESA), qui utilisera des données satellitaires pour analyser l'impact des conditions environnementales sur la santé publique.

La pollution atmosphérique, un facteur majeur de risque cardiovasculaire

L’étude analyse 37.613 cas d’arrêt cardiaque extrahospitalier. Pour chaque épisode, les chercheurs ont évalué les concentrations journalières de différents polluants (PM₂.₅, PM₁₀, NO₂, O₃ et CO) à partir des données satellitaires du programme européen Copernicus (ESA). L’équipe a utilisé des modèles statistiques spatio-temporels avancés afin d’identifier la relation entre les pics de pollution et l’augmentation du risque d’événements cardiaques. L’analyse révèle :

  • une forte corrélation des événements cardiaques avec le dioxyde d’azote (NO₂) ;

  • pour chaque augmentation de 10 μg par m3, le risque d’arrêt cardiaque augmente de 7 % au cours des 96 heures suivantes ;
  • ces mêmes augmentations pour les particules fines PM₂.₅ et PM₁₀ sont également associées à une élévation du risque de 3 % et 2,5 % respectivement, le jour même de l'exposition ;
  • l'effet est plus marqué en milieu urbain, mais des associations significatives sont également observées en milieu rural ;
  • l’effet est également plus marqué durant les mois chauds de l’année, ce qui suggère une interaction possible entre la chaleur et les polluants ;
  • l’association est également observée en deçà des limites légales ou des doses « admissibles », ce qui indique qu'il n'existe pas d'exposition sans risque.

 

Ces données rappellent combien la pollution atmosphérique constitue un facteur de risque important pour la santé cardiovasculaire, même à court terme, et appellent à leur prise en compte dans les politiques de prévention et la gestion des urgences sanitaires.

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