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SANTÉ CARDIOVASCULAIRE : L’IMC plus fort que la condition physique

Actualité publiée il y a 2 mois 4 semaines 4 heures
JAMA Network Open
Si l’IMC et la condition physique sont 2 facteurs de santé fortement liés, leur impact, à l’adolescence, diffère sur la santé cardiovasculaire future (Visuel Adobe Stock 173281011)

Si l’IMC et la condition physique sont 2 facteurs de santé fortement liés, leur impact, à l’adolescence, diffère sur la santé cardiovasculaire future. Cette étude d’une équipe de l’Institut Karolinska (Suède) révèle l’impact majeur de l’IMC mais après prise en compte des facteurs familiaux/génétiques relève, dans le JAMA Network Open, une association plus faible entre la forme physique et le risque cardiovasculaire.

 

Ainsi, si l’étude ne conteste pas l’importance d’une bonne forme physique à l’enfance et à l’adolescence pour la santé cardiovasculaire, plus tard dans la vie, elle relativise l’impact de ce facteur, dont le bénéfice apparaît médié par des facteurs génétiques. En revanche, la recherche confirme

un lien fort entre l’IMC et le risque cardiovasculaire.

L’auteur principal, Viktor Ahlqvist, chercheur en santé publique mondiale au Karolinska Institutet résume ainsi les conclusions : « cela ne veut pas dire que la condition physique n'est pas pertinente mais son influence est plus faible après prise en compte de facteurs partagés par les frères et sœurs ».

 

De précédentes études d'observation ont déjà démontré des liens entre divers facteurs de risque à un jeune âge, et les maladies cardiovasculaires à l’âge adulte, sans pour autant démontrer les relations de cause à effet.  

 

L’étude a donc tenté d'examiner si une grande partie des maladies cardiovasculaires à l'âge adulte pourrait être effectivement évitée grâce à une meilleure condition physique, un IMC plus faible, une tension artérielle plus basse ou encore une meilleure force musculaire à l'adolescence. L’analyse menée sur les données de plus d’1 million d'hommes jeunes, âgés de 18 ans à l’inclusion, puis suivis pendant 60 ans -dont la moitié étaient des frères- a donc pu prendre en compte tous les facteurs partagés entre frères, dont les facteurs génétiques mais aussi certains facteurs environnementaux. Parmi les conclusions :

  • un IMC élevé « reste » un facteur de risque important ;

  • un IMC élevé à la fin de l'adolescence se confirme comme fortement associé à de futures maladies cardiovasculaires, même après prise en compte des facteurs familiaux partagés ;
  • l’association entre la condition physique et les maladies cardiovasculaires s’avère considérablement plus faible chez le sous-groupes des participants frères donc après prise en compte des facteurs de risque partagés ;
  • de nombreuses études observationnelles ont donc probablement pu surestimé l’importance de la condition physique pour la santé cardiovasculaire plus tard dans la vie.

 

Les chercheurs concluent que « parmi les facteurs de risque étudiés, un IMC élevé est le facteur de risque individuel le plus important de maladie cardiovasculaire, et que les efforts visant à lutter contre l'épidémie d'obésité sont à privilégier. Un bon niveau de forme physique et de force musculaire à l’adolescence ne semble donc pas aussi crucial, même si ’activité physique reste importante pour la santé  ».

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