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SANTÉ MENTALE : Elle s’éclaircit avec les espaces verts

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 2 semaines
Environment International
Plusieurs études ont expliqué l’importance des espaces verts et bleus pour lutter contre le stress et les troubles anxieux et pour maintenir une bonne santé mentale (Visuel Fotolia 14473253)

Plusieurs études ont expliqué l’importance des espaces verts et bleus pour lutter contre le stress et les troubles anxieux et pour maintenir une bonne santé mentale. Cette étude menée au Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal) -et naturellement concentrée sur la ville de Barcelone- repose la question et conclut, dans la revue Environment International, que la mise en place de « corridors » verts à travers la ville permettrait de réduire de 13 % l'utilisation annuelle d'antidépresseurs et les consultations en santé mentale.

 

On estime que les troubles de santé mentale représentent plus de 30 % de la charge mondiale de morbidité. Les preuves scientifiques montrent que les espaces verts sont bénéfiques pour la santé globale - et la santé mentale en particulier - via divers mécanismes, par exemple en diminuant l'exposition à la pollution de l'air, au bruit et à la chaleur ; en réduisant le stress et en facilitant les processus de restauration dans le corps ; et en encourageant l'activité physique et l'interaction sociale.

 

Pour la première fois, une étude précise l’impact, en santé mentale, d’une augmentation des espaces verts en ville, avec des implications pour toutes les zones urbaines dans le monde. Et sa conclusion est bien une « réduction considérable du fardeau des troubles mentaux dont les coûts directs et indirects associés ». Le terrain de l’étude, Barcelone, est particulièrement légitime : Les auteurs précisent que « seuls 11 % de la ville sont actuellement réservés aux espaces verts alors que la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est de prévoir au moins un espace vert de 500 m2 à moins de 300 m de chaque maison…Au niveau européen, seuls 40% des citadins bénéficient de cet accès recommandé aux espaces verts, ce qui traduit l’importance de l’effort à faire pour respecter ces recommandations ».

 

1 rue sur 3 transformée en « coulée verte »

L’étude évalue donc ici les impacts sur la santé mentale d'une stratégie développée par la ville de Barcelone pour consacrer plus d'espace public à la verdure. Ce plan, connu sous le nom de Green Axes (Eixos Verds en catalan), fait partie du projet Barcelona Superblock. Il est actuellement mis en œuvre principalement dans le centre-ville, avec l’objectif de transformer 1 rue sur 3 en « coulée verte ».

 

L’analyse des données d’une précédente étude ayant quantifié la superficie allouée aux espaces verts et le degré de verdure dans toute la ville en 2015, la prise en compte de l'augmentation des espaces verts mise en œuvre avec le plan Green Axes et les données de santé mentale de la population issues de l'enquête de santé de Barcelone (2016-2017) a permis aux chercheurs d’estimer l'impact de l'augmentation prévue des espaces verts sur plusieurs résultats de santé en population générale. Parmi ces résultats -ici liés à la mise en œuvre du plan- soit de l’augmentation de 5,67 % des espaces verts à l'échelle de la ville, pourrait permettre :

 

  • la prévention de 14 % des cas de troubles de santé mentale ;
  • 13 % des consultations chez des spécialistes ;
  • 13 % des prescriptions d’antidépresseurs ;
  • 8 % des prescriptions de tranquillisants/sédatifs ;
  • finalement, ces avantages en santé mentale et en population générale se traduiraient par des économies annuelles de 45 millions d'euros en coûts directs et indirects de santé mentale- donc ici à l’échelle de Barcelone.

 

« Verdir l’espace public est une stratégie pertinente pour promouvoir la santé, et en particulier la santé mentale, en milieu urbain. Toute action dans n'importe quelle ville qui conduit à une augmentation de la quantité d'espaces verts à proximité des habitations permettra des améliorations du fardeau de la santé mentale en population générale. Des interventions qui ne sont possibles qu’avec l’engagement des politiques et l’adaptation des services publics (transports, prévention de la pollution et de la spéculation…)".


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