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SÉDENTARITÉ ET CANCER : Chaque heure de station assise prolongée augmente de 9 % le risque

Actualité publiée il y a 7 heures 37 min 17 sec
PLOS Medicine
Chaque heure supplémentaire de comportement sédentaire prolongé et ininterrompu (séquences d'au moins 30 minutes à 90 % sédentaire) est associée à un risque de décès par cancer accru de 9 % (Visuel Adobe Stock 902554744)

Chaque heure supplémentaire de comportement sédentaire prolongé et ininterrompu (séquences d'au moins 30 minutes à 90 % sédentaire) est associée à un risque de décès par cancer accru de 9 % révèle cette analyse de données de la UK Biobank. L’étude, publiée dans la revue PLOS Medicine, confirme également que remplacer du temps de sédentarité prolongée par une activité physique légère est associé à une réduction du même risque.

 

Les recommandations actuelles sur la sédentarité se concentrent principalement sur le temps total passé sédentaire plutôt que sur le caractère continu ou interrompu de ce temps. Or, des recherches expérimentales ont montré que l'interruption de longues périodes assises par de courtes séquences d'activité peut améliorer les réponses métaboliques par rapport à une station assise prolongée.

 

Cette recherche est la première à quantifier à grande échelle l'association entre la structure de la sédentarité dans le temps et le risque de cancer, grâce à des données objectives d'accéléromètre.

 

Les auteurs relèvent : « Les effets sanitaires du comportement sédentaire peuvent dépendre non seulement du temps sédentaire total, mais aussi du fait que ce temps s’écoule en longues séquences ou, au contraire avec des interruptions. Ce schéma est biologiquement plausible : des études expérimentales ont montré que l'interruption de longues périodes assises par de courtes séquences d'activité peut améliorer les réponses métaboliques par rapport à une position assise ininterrompue.

Les directives de santé actuelles se concentrent fortement sur l'exercice modéré ou vigoureux, mais nos résultats montrent que de courtes séquences d'activité légère peuvent être efficaces ».

 

L'étude, menée auprès de 91.292 participants de la UK Biobank équipés de moniteurs d'activité pendant 7 jours et suivis sur une durée de plus de 12 ans, révèle que :

 

  • la sédentarité prolongée est associée à un risque de mortalité par cancer accru de 9 % ;
  • la sédentarité prolongée est également associée à une incidence globale de cancer plus élevée, particulièrement pour les cancers liés à l'obésité, incluant cancers de l'œsophage, du foie, du rein, du pancréas, colorectal, du sein, ovarien et thyroïdien, ainsi que les cancers associés au diabète de type 2 ;
  • la sédentarité interrompue montre le schéma inverse, étant associée à un risque plus faible pour tous ces résultats ;
  • remplacer 1 heure par jour de sédentarité prolongée par une activité physique légère est associé à une réduction de 12 % du risque de décès par cancer.

Quelles implications ? Ces résultats suggèrent que les recommandations de santé devraient intégrer non seulement la durée totale de l'activité physique et de la sédentarité, mais aussi la structure de ces comportements dans le temps.

 

S’il s’agit d’une étude d’observation qui ne démontre donc pas la relation de causalité, et qui ne prend pas en compte les données sur le contexte de la sédentarité, dont le type de travail, au cours de la conduite automobile, ou durant les loisirs, les résultats sont en ligne avec de très nombreuses études appelant à éviter la station assise prolongée.

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