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SEXUALITÉ : Elle a l'âge qu'on veut bien lui donner

Actualité publiée il y a 2 années 4 mois 2 semaines
Journal of Sex Research

Chacun a finalement une vie sexuelle qui dépend de l’âge qu’il se donne, conclut cette étude de l’Université de Waterloo qui suggère ainsi et aussi qu’il n’y a pas d’âge pour vivre une sexualité épanouie. Un bon point alors que si la littérature scientifique n’est pas très prolixe sur le sujet, la sexualité est cependant reconnue comme faisant partie d’un mode de vie « sain » et même longtemps après « l’âge de la reproduction ». Car la sexualité même à l’âge mûr, avec ses bénéfices, est bien un facteur qui « retarde » le vieillissement ou, du moins favorise « un vieillissement positif ». Cette étude montre, dans le sens inverse, que l’âge que l’on se donne détermine aussi la qualité de sa sexualité : se sentir plus jeune que son âge chronologique est ici, dans le Journal of Sex Research, associé à la qualité de la vie sexuelle et à l’intérêt pour la sexualité.

Quelques études ont déjà suggéré les multiples bénéfices d'une sexualité régulière et adaptée, au-delà de l'effet bien-être et qualité de vie, finalement pour les mêmes raisons qu'un exercice aérobie, bénéfique à la santé cardiovasculaire, favorable au système immunitaire et au maintien d'un poids de santé, à la santé de la peau, à l'équilibre de l'humeur et à la réduction du stress … Il est donc intéressant de considérer tous les facteurs psychosociaux et biologiques qui peuvent influer sur la sexualité, et, en particulier, les effets possibles de l'âge sur la vie sexuelle.


Cette étude a examiné non seulement les effets de l'âge mais aussi les effets des attitudes subjectives sur le vieillissement sur l'activité sexuelle de 1.170 adultes âgés en moyenne de 54 ans suivis durant 10 ans par la cohorte américaine MIDUS, une étude longitudinale nationale sur la santé et le bien-être. Les chercheurs ont étudié les effets de l'âge subjectif et des attitudes à l'égard du vieillissement sur 3 caractéristiques de la sexualité, soit la fréquence des rapports, la qualité perçue de l'activité sexuelle et l'intérêt pour l'activité sexuelle. L'analyse montre que,

-plus les participants plus âgés ont une opinion négative sur leur vieillissement et plus il se sentent âgés, indépendamment de leur âge chronologique, moins ils considèrent l'activité sexuelle comme agréable dans le temps ;

-se sentir « vieux » est clairement associé à un moindre intérêt pour le sexe.

-En revanche, cet âge subjectif et les croyances sur le vieillissement n'ont pas d'impact notable sur la fréquence des rapports sexuels.

Plus on se sent jeune et plus on est sexuellement satisfait : ainsi, l'étude montre qu'indépendamment de l'âge réel, l'âge subjectif ou que l'on se donne et les préjugés sur le vieillissement déterminent l'expérience du sexe plus tard dans la vie. Plus on accuse son âge actuel, moins on est susceptible de se satisfaire de sa vie sexuelle. Et plus on se sent jeune et plus on a tendance à s'en satisfaire : « Ce qui ressort clairement de l'analyse », conclut Steven Mock, professeur agrégé d'Études récréatives à Waterloo, « c'est que le sentiment de « jeunesse » a un impact énorme sur la façon dont les gens ressentent la qualité de leur vie sexuelle et s'intéressent aux rapports sexuels ».

03 Mar 2017 DOI: 10.1080/00224499.2017.1293603 The Effects of Subjective Age and Aging Attitudes on Mid- to Late-Life Sexuality

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