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STRESS : Il fait vieillir mais cet effet peut être inversé

Actualité publiée il y a 1 année 3 semaines 2 jours
Cell Metabolism
L'âge biologique augmente avec le stress mais cet effet peut être inversé (Visuel Adobe Stock 308086464)

L'âge biologique augmente avec le stress mais cet effet peut être inversé, conclut en substance cette recherche d’une équipe de scientifiques du Brigham and Women's Hospital (BWH). L’équipe révèle dans la revue Cell Metabolism que sur des modèles précliniques et chez l'Homme, différents types de stress induisent bien un vieillissement biologique, mais ces marqueurs peuvent aussi s’inverser après la récupération. C’est l’une des premières recherches à démontrer une certaine flexibilité de l’âge, avec des implications pour tester des médicaments anti-âge.

 

Dans l’ensemble, il est difficile de remonter le temps et avec lui, l’âge chronologique, mais ce n’est pas idem avec notre âge biologique. Celui-ci peut être plus flexible. L'âge biologique reflète la santé des cellules et des tissus d'une personne et peut être influencé par la maladie, les changements de mode de vie, les expositions environnementales et d’autres facteurs encore. Bien que quelques études aient laissé espérer que l'âge biologique pourrait être réversible, cette recherche est l’une des premières à apporter des preuves solides, à la fois sur des humains et sur des modèles précliniques, à l’appui de cette théorie.

Soulager le stress c’est se redonner une jeunesse,

en d’autres termes lorsqu’on a récupéré du stress, l'âge biologique peut être restauré. L’auteur principal, le Dr Jesse Poganik, généticien au BWH l’affirme en ces termes : « Un stress sévère peut déclencher une augmentation de l'âge biologique, mais si ce stress est de courte durée, les signes du vieillissement biologique peuvent être inversés ? On a toujours pensé que l'âge biologique ne pouvait qu’augmenter, mais dans la réalité c’est une métrique beaucoup plus dynamique ».

 

L’étude a analysé les données recueillies lors de plusieurs situations susceptibles de provoquer un stress physiologique sévère. Les chercheurs ont, par exemple, examiné des échantillons de sang de patients âgés subissant une intervention chirurgicale en urgence, juste avant et juste après la chirurgie et à la sortie de l'hôpital. L'équipe a également examiné des échantillons de sang de souris gravides puis de femmes enceintes, à plusieurs stades de la gestation/grossesse et après la naissance. L'équipe a également examiné des échantillons de patients testés positifs pour le COVID-19, lors de l’admission en soins intensifs, pendant l’hospitalisation, et après la sortie de l’hôpital.

 

Des « horloges biologiques » ont été utilisées pour déterminer la santé des cellules et des tissus. Ces horloges biologiques mesurent les niveaux de méthylation de l'ADN, des changements moléculaires qui évaluent l’âge biologique et le risque de morbidité et de mortalité. Ces horloges sont largement utilisées dans le domaine de la recherche sur le vieillissement.

Toutes ces expériences et ces analyses conduisent aux mêmes observations, selon lesquelles

l'âge biologique augmente dans ces situations de stress mais rediminue lorsque la situation stressante se résout.

 

  • Ainsi, chez les patients subissant une chirurgie majeure, l'équipe constate que les signes d'âge biologique augmentent mais reviennent à leur ligne de base 4 à 7 jours après la chirurgie. Cette tendance n'est pas observée chez les patients subissant des chirurgies légères, moins stressantes.
  • Chez les humains comme chez les souris, l'âge biologique augmente pendant la grossesse, jusqu'au moment de l'accouchement. Ce changement culmine au moment de l'accouchement et disparaît après l'accouchement. Le même constat est fait, avec les patients pris en charge en USI, pour COVID-19, mais, curieusement, uniquement chez les patients de sexe féminin (?).
  • Dernier constat, tous les sujets ne récupèrent pas leur âge biologique au même rythme ou dans la même mesure et il s’agira de mieux comprendre ces variations possibles de l'âge biologique. Mais l’espoir d’interventions contre le vieillissement biologique est bien là.

 

« Nos résultats suggèrent qu'il pourrait être possible d'identifier des interventions susceptibles de ralentir ou même de l’inverser au moins partiellement ».

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