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TAMPONS PÉRIODIQUES : Attention au choc toxique

Actualité publiée il y a 6 mois 3 semaines 4 heures
Inserm et eClinicalMedecine

60 à 80 % des Françaises utilisent régulièrement des tampons périodiques et beaucoup ignorent ce risque de choc toxique staphylococcique. Pourtant, nous rappelle cette équipe de l’Inserm, chaque année en France, est signalée une vingtaine de cas de syndromes de choc toxique staphylococcique liés à l’utilisation de tampons périodiques. Parmi les causes identifiées et documentées dans la revue eClinical Medicine, un facteur retient l’attention : le port d’un tampon pendant plus de 6 heures ou au cours de la nuit. Ces résultats rappellent aux utilisatrices l’importance de respecter les instructions d’utilisation.

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Le syndrome de choc toxique menstruel (MTSS : menstrual toxic shock syndrome) est une infection rare mais sévère qui touche surtout les jeunes filles. Il est provoqué par la bactérie Staphylococcus aureus ou staphylocoque doré, qui présente dans le microbiote vaginal, produit une toxine, TSST-1. Chez certaines femmes à faible immunité, la bactérie peut se multiplier, fabriquer des niveaux élevés de toxines qui vont pénétrer dans la circulation sanguine, avant d’atteindre différents organes comme le foie, les reins ou encore les poumons. L’infection peut ainsi entraîner un choc toxique et dans certains cas rares, le décès. Il a été montré que le port de protection intravaginale (tampon, coupe menstruelle…) pouvait favoriser le développement de la bactérie et donc la production de toxines.

Un risque de MTSS multiplié par 2 avec l'utilisation des tampons sur 6 heures ou plus

 

Cette étude cas-témoins, menée en France, a cherché à identifier les caractéristiques d'utilisation des tampons qui pouvaient favoriser la survenue du MTSS. Les chercheurs ont recueilli et analysé les données d’utilisation du tampon chez 55 femmes ayant reçu un diagnostic de MTSS vs 126 femmes sans antécédents de MTSS. L’analyse conclut que :

  • vs témoins, les femmes ayant reçu un diagnostic de MTSS rapportent plus fréquemment une utilisation des tampons supérieure à 6 heures (62% contre 41%) et une utilisation des tampons pendant la nuit (77% contre 54%) ;
  • la majorité des femmes ne lisent pas la notice d’utilisation.
  • Le risque de MTSS s’avère ici 2 fois plus élevé avec l'utilisation de tampons sur une durée supérieure à 6 heures consécutives et 3 fois plus élevé avec l'utilisation de tampons pendant la nuit.
  • Seule l'utilisation du tampon sur plus de 6 heures et le non-respect des instructions d’utilisation des tampons sont des facteurs associés, de manière indépendante, au risque de MTSS.

 

Sous réserve de confirmation par des études plus larges, l'utilisation de tampons pendant plus de 6 heures, l'utilisation de tampons pendant la nuit et ne pas lire ni suivre les instructions d’usage sont des facteurs de risque de MTSS.

 

Les chercheurs rappellent la nécessité de respecter les instructions d’usage des tampons, appellent à inclure le sujet dans les cours d’éducation sexuelle dispensés à l’école, et appellent les professionnels de santé scolaire et de santé de la Femme, de faire passer le message de prévention.

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