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TDAH (HYPERACTIVITÉ) : Exposition à long terme aux stimulants et risque cardiovasculaire

Actualité publiée il y a 3 mois 3 semaines 5 heures
JAMA Psychiatry
Une exposition à long terme à ces stimulants  est bien associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, en particulier d'hypertension (HTA) et de maladie artérielle (Visuel Adobe Stock 204414539).

L'utilisation de médicaments pour le trouble de déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) a considérablement augmenté au cours de ces dernières années. À cette utilisation élargie, parfois ce mésusagen et à long terme, a été associé un risque de maladie cardiovasculaire. Cette étude menée par une équipe d’épidémiologistes et de cardiologues du Karolinska Institutet, confirme, dans le JAMA Psychiatry, qu’une exposition à long terme à ces stimulants  est bien associée à un risque cardiovasculaire, en particulier d'hypertension (HTA) et de maladie artérielle.

Chaque année supplémentaire de prise de médicaments contre le TDAH accroît de 4 % le risque cardiovasculaire

L’étude, cas-témoins, ayant suivi durant en moyenne 4 ans, 278.027 participants âgés de 6 à 64 ans, ayant reçu un diagnostic de TDAH ou une prescription de médicaments contre le TDAH et ayant été exposés sur une durée longue à ces médicaments. Les médicaments pris en compte comprenaient les stimulants tels que le méthylphénidate (Ritaline), des amphétamines, la dextroamphétamine (Dexédrine), la lisdexamfétamine (Vyvanse), l’atomoxétine, un inhibiteur sélectif de la recapture de la noradrenaline et la guanfacine (Ituniv). Les cas étaient les participants atteints de TDAH et diagnostiquées avec une maladie cardiovasculaire (cardiopathie ischémique, maladie cérébrovasculaire, HTA, insuffisance cardiaque, arythmies, maladie thromboembolique, maladie artérielle et autres formes de maladie cardiaque). L’analyse révèle que :

 

  • une durée cumulée plus longue de prise de ces médicaments contre le TDAH est bien associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires- par rapport à l’absence d’utilisation de ces médicaments ;
  • sur les 278.027 participants atteints de TDAH âgés de 6 à 64 ans, 10.388 ont été identifiés comme atteints d’une maladie cardiovasculaire ;
  • l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires vs non-utilisation est de :
  • 10 % avec 1 an de prise de médicaments contre le TDAH ;
  • 15 % avec 2 à 3 ans ;
  • 27 % avec 3 ans et plus ;
  • 23 % avec 5 ans et plus ;
  • ainsi le risque d’HTA est accru respectivement de 72 % et de 80 % pour une prise de médicaments contre le TDAH, sur plus de 3 ans et sur plus de 5 ans ;
  • ainsi le risque de maladie artérielle est accru respectivement de 65 % et de 49 % pour une prise de médicaments contre le TDAH, sur plus de 3 ans et sur plus de 5 ans ;
  • sur une durée maximale de suivi de 14 ans (pour une partie des participants), chaque augmentation d'1 an de prise de médicaments contre le TDAH est globalement associée à une augmentation de 4 % du risque de maladie cardiovasculaire.

 

Ainsi l’exposition à long terme aux médicaments contre le TDAH est bien associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, l’étude ne démontrant pas précisément la relation de cause à effet. Les auteurs concluent cependant, et en regard de l’importance de leur échantillon, que

les médecins doivent surveiller régulièrement et systématiquement les signes et symptômes cardiovasculaires chez leurs patients recevant ces médicaments.

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