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TEMPS D’ÉCRAN : Seul l’exercice le rend inoffensif

Actualité publiée il y a 6 mois 3 semaines 42 min
BMC Medicine
Les risques de la sédentarité ne sont pas les mêmes pour tous, et loin de là, conclut l’étude, une pratique régulière de l’activité physique et une bonne forme physique autorisant finalement un usage lui-aussi plus important des écrans.

Le temps passé à regarder la télévision ou à travailler sur écran ou temps d'écran est déjà bien documenté comme associé à un risque plus élevé de mortalité et de maladies cardiovasculaires. Cette étude à grande échelle, menée par l'Université de Glasgow et à paraître dans la revue BMC Medicine confirme l’ampleur de ces effets et particulièrement chez les sujets ayant déjà un faible niveau de condition physique, de force musculaire ou d'activité physique.

 

L’idée avec ces données est de s’efforcer de réduire, en particulier chez les personnes à mauvaise condition physique, le temps d'écran discrétionnaire, le contributeur sans doute le plus important -et certainement réductible voire évitable- au comportement sédentaire global, déjà associé à ces risques sévères pour la santé. Et c’est la plus grande étude à s’être concentrée sur ce temps d'écran discrétionnaire précisément.

 

Seule une excellente condition physique "autorise" du temps d’écran : les chercheurs ont examiné les données de 390.089 participants de la Biobanque britannique et ont rapproché ce temps d'écran discrétionnaire et leurs résultats de santé. L’analyse montre une forte association entre ce temps d’écran et des résultats défavorables, presque 2 fois plus élevée chez les personnes ayant une mauvaise condition physique ou une faible force musculaire (telle que mesurée par la force de préhension). En effet, ces associations apparaissent bien plus légères chez des sujets en excellente condition physique et dotés d’une force de préhension élevée.

 

Les risques de la sédentarité ne sont pas les mêmes pour tous, et loin de là, conclut l’étude, une pratique régulière de l’activité physique et une bonne forme physique autorisant finalement un usage lui-aussi plus important des écrans. Les implications en santé publique sont importantes, en particulier, on l’aura compris pour tous ceux qui travaillent sur écran, « en plus » d’un usage discrétionnaire moyen et pour tous ceux qui ne présentent pas une excellente condition physique.

Car, de plus, les niveaux plus élevés de temps d'écran sont -à nouveau- associés à un risque plus élevé de mortalité toutes causes, de maladie cardiaque et de cancer. Des résultats indépendants de l'activité physique, de la force de préhension, de l'IMC, du tabagisme, de l'alimentation et d'autres facteurs de confusion majeurs, dont le statut socioéconomique.

 

Certes, il reste complexe, en soins primaires, de faire passer des tests de condition physique, mais un simple teste de force de préhension pourrait apporter une mesure rapide, simple et peu coûteuse permettant de détecter les sujets les plus vulnérables aux effets de la sédentarité.

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