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VACCINATION : Pourquoi elle se perd à l'adolescence

Actualité publiée il y a 1 année 9 mois 5 jours
Mott Poll
C'est plus d'un tiers des parents qui ignore quand doit intervenir le prochain vaccin de leur enfant adolescent

Ce n'est pas une surprise : les adolescents suivent moins bien les recommandations de vaccination. Et les parents sont en tort, souligne cette nouvelle enquête nationale menée par le C.S. Mott Children Hospital (Michigan). Les parents ne savent plus quand ou si leur enfant adolescent a besoin d'un autre vaccin…Un rappel donc pour les parents comme pour les médecins de l’importance de certains rappels vaccinaux, même à l’adolescence.

Les parents sont tout à fait « à jour » sur les vaccins dont leurs jeunes enfants ont besoin, en particulier pour l’entrée en maternelle, et les pédiatres organisent généralement les visites de manière à coïncider avec les dates des vaccinations recommandées. Mais cette connaissance des recommandations vaccinales s’estompe avec l’âge de l’enfant. L’étude montre qu’en particulier, une fois dans le secondaire, de nombreux adolescents ne sont plus à jour de leurs vaccins.

 

A ce stade, c’est plus d'un tiers des parents qui ignore quand doit intervenir le prochain vaccin de leur enfant adolescent et la moitié des parents qui se repose sur l’initiative du médecin à proposer un rendez-vous de vaccination le moment venu. Ce sont les conclusions de cette analyse des réponses de 614 parents ayant au moins un adolescent de 13 à 17 ans "à la maison". La défection vis-à-vis du calendrier vaccinal se fait de plus en plus importante au fur et à mesure que les enfants grandissent. Les rendez-vous sont moins fréquents et les médecins et professionnels de santé ont moins le réflexe de vérifier et proposer les vaccinations à l’occasion de visites motivées par une maladie ou une blessure.

De nombreux adolescents ne sont pas vaccinés par manque d’information : aux Etats-Unis comme en France, les taux nationaux de vaccination sont très inférieurs aux objectifs de santé publique pour certains vaccins de l’adolescence, en particulier dans le cas de schémas à 2 doses. Les auteurs citent les exemples de la deuxième dose de vaccin contre la méningite à l'âge de 17 ans, de la vaccination contre le HPV, ou encore…du vaccin annuel contre la grippe.

Pourtant leurs parents pensent que leurs vaccinations sont à jour ! En dépit de très et trop faibles taux de vaccination, plus de 90% des parents interrogés déclarent penser que leur adolescent a bien reçu tous les vaccins recommandés pour son âge. Le sondage révèle ainsi un écart important entre les croyances et les données réelles. Cela suggère, écrivent les auteurs, que de nombreux parents ne sont pas « clairs » sur les recommandations vaccinales et leurs enjeux, à l’adolescence. Les changements du calendrier vaccinal, qui évolue régulièrement sur un vaccin ou un autre est peut-être en cause. Ensuite les établissements ont moins d’exigences vaccinales dans le secondaire.

Le médecin généraliste reste enfin l’acteur clé de réactualisation de la vaccination, pour les parents comme pour leurs enfants adolescents. C’est d’ailleurs la première source d’information, selon les parents, et parfois d’observance, alors que de nombreux médecins américains fixent d’office ces rendez-vous de vaccination. 44% des parents font état de tels rendez-vous à l’initiative du médecin, 40% font état d’un rappel du médecin ou de l’infirmière. Certains médecins adressent également des messages de rappel aux parents, 11% déclarent en avoir reçu. En revanche, les centres ou équipes de santé scolaire ou communautaire restent peu impliqués dans ce suivi vaccinal des jeunes.

En regard du manque général de sensibilisation aux vaccins des adolescents tel que révélé par ce sondage, les auteurs appellent les médecins de soins primaires, de santé scolaire et communautaire à plus de proactivité vis-à-vis de leurs patients adolescents.


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