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VIEILLISSEMENT : Le régime méditerranéen, le meilleur rempart contre la sénescence

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 2 semaines
Gut
Le régime méditerranéen pourrait même retarder l'avancée de la fragilité et du déclin cognitif

Le régime méditerranéen non seulement favorise les bactéries intestinales propices à un « vieillissement en bonne santé » mais pourrait même retarder l'avancée de la fragilité et du déclin cognitif, suggèrent ces chercheurs de l’University College Cork (Ireland). Cette étude, présentée dans la revue Gut, nous explique comment ce régime alimentaire stimule les bonnes bactéries, réduit l'inflammation nocive et retarde la détérioration des fonctions corporelles et neurologiques chez les personnes âgées.

 

De précédentes recherches suggèrent qu'un régime alimentaire pauvre -ce qui est fréquent chez les personnes âgées et en particulier chez les résidents d’EHPAD-, réduit la diversité du microbiote intestinal et favorise la progression de la fragilité. L’objectif est de déterminer un régime alimentaire adapté aux personnes âgées permettant de contrer l’apparition de la fragilité et de favoriser le vieillissement normal, en bonne santé.

Le régime méditerranéen favorise les bactéries « clés de voute » essentielles pour un « écosystème intestinal » stable

De nombreuses études documentent le régime méditerranéen comme favorable au maintien d’une bonne santé physique et cognitive avec l’âge. De nombreuses études également associent l’équilibre du microbiote intestinal à l’absence de maladie métabolique et, via l’axe intestin-cerveau, à une bonne santé mentale. Cette étude a regardé précisément la capacité du régime méditerranéen à maintenir un microbiome sain dans les intestins des personnes âgées, et à favoriser la rétention voire la prolifération des bonnes bactéries.

 

Régime méditerranéen et changements microbiotiques bénéfiques : l’étude multisites (France, Italie, Pays-Bas, Pologne et Royaume-Uni) a analysé le microbiome intestinal de 612 personnes âgées de 65 à 79 ans, avant et après 12 mois régime alimentaire habituel (n = 289) ou de régime méditerranéen (n = 323), riche en fruits, légumes, noix, légumineuses, olive huile et poisson et allégé en viande rouge et en graisses saturées et, pour cette étude spécialement adapté aux personnes âgées (régime NU-AGE). Certains participants de l’étude étaient en état de fragilité (n = 28), au bord de la fragilité (n = 151), ou en bonne santé (n = 433) au début de l'étude. L’analyse constate que l’observance du régime méditerranéen pendant 12 mois est associée à :

  • des changements bénéfiques dans le microbiome intestinal ;
  • l’arrêt de la perte de diversité bactérienne ;
  • la « reprise » de certains indicateurs de bonne santé, dont la vitesse de marche et la force de préhension des mains ;
  • l’amélioration de la santé cognitive, en particulier la mémoire ;
  • une production réduite de toxines et composés inflammatoires néfastes.

 

 

Des bactéries clés pour un microbiote équilibré : l’augmentation des bactéries connues pour produire des acides gras à chaîne courte bénéfiques et la diminution des bactéries impliquées dans la production d'acides biliaires néfastes et liés à un risque accru de cancer de l'intestin, à la résistance à l'insuline, à la stéatose hépatique et aux lésions cellulaires sont également constatées, avec le suivi à long terme du régime méditerranéen.

 

Des aliments clés favorisent ces bactéries clés : ces changements bénéfiques s’avèrent largement attribuables à une augmentation des fibres alimentaires et des vitamines et minéraux associés - en particulier, C, B6, B9, cuivre, potassium, fer, manganèse et magnésium. Et ces bons résultats sont indépendants de l'âge ou du poids de la personne, 2 facteurs pourtant de composition du microbiome. Enfin, la réponse au régime méditerranéen est similaire quel que soit le lieu de vie du participant.

 

 

Certes, la compréhension de l'interaction entre l'alimentation, le microbiome et la santé de l'hôte est un objectif très complexe, influencé par de multiples facteurs, mais le régime méditerranéen démontre ici un rôle clé possible dans le succès de ces interactions.

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