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VIH : Un film vaginal qui protège durant 30 jours

Actualité publiée il y a 2 mois 3 semaines 11 heures
MATRIX
C'est la première étude sur un film vaginal destiné à protéger des IST dont l’infection par le VIH (Visuel Adobe Stock 222969495)

Ces chercheurs du programme MATRIX, soutenu par l'USAID (United States Agency for International Development) lancent la première étude sur un film vaginal destiné à protéger des IST dont l’infection par le VIH. Ce film est conçu pour se dissoudre en 30 jours. Cet essai va évaluer son acceptabilité par les femmes, en tant qu’option de prévention du VIH.  

 

MATRIX est un programme financé par l'USAID qui soutient la recherche et le développement de produits de prévention de l’infection à VIH pour les femmes dont des produits conçus pour protéger à la fois contre le VIH et la grossesse. Ces dispositifs devront être bien acceptés, abordables, évolutifs et distribuables dans les contextes les plus démunis où ils sont le plus nécessaires.

Les femmes et les filles représentent 63 % des nouvelles infections à VIH en Afrique subsaharienne vs 46 % à l’échelle mondiale.

 

Le programme mené aux États-Unis et en Afrique subsaharienne doit ainsi également contribuer à concevoir un film de durée mensuelle contenant le médicament antirétroviral (ARV) dapivirine. Ce film contenant la dapivirine est l'un des 9 développements menés dans le cadre de MATRIX. Un film mensuel à double usage contenant à la fois de la dapivirine et un contraceptif hormonal destiné à prévenir la grossesse fait également partie de ces développements.

 

Les films vaginaux sont conçus pour se dissoudre après avoir été insérés dans le vagin. Ce type de dispositifs a déjà été testé par le précédentes études, qui les exploraient déjà en tant que vecteurs de médicaments pour la prévention du VIH.

 

L’étude actuelle, MATRIX-002, évalue l'acceptabilité, l’aspect pratique et la sécurité de 2 prototypes de films vaginaux mensuels ne contenant aucun médicament actif. L’objectif est déjà d’optimiser la conception du film lui-même avant de tester sa capacité de délivrance. MATRIX-002 va être mené auprès de 100 femmes, ainsi qu’auprès de 30 partenaires sexuels, sur plusieurs sites en Afrique et aux États-Unis.

 

« Cette étude sur des films placebo sans principe actif va répondre à des questions fondamentales. En particulier sur le degré d’acceptabilité par les femmes : sont-elles à l’aise avec l’idée d’utiliser un film vaginal qui met 30 jours à se dissoudre ? De quel type de soutien et de conseils auront-elles besoin pour l'utiliser correctement ? », précise le Dr Nyaradzo Mgodi, coprésident du protocole MATRIX-002 et chercheur au Harare Health and Research Consortium (HHRC) au Zimbabwe : « si nous sommes conscients du besoin urgent de nouvelles options de prévention du VIH pour les femmes, nous ne voulons pas nous précipiter dans le développement d’un dispositif dont la conception pourrait ne pas plaire aux utilisatrices ».

 

Les participantes seront réparties pour utiliser l’un des 2 films placebo testés, un film avec des coins droits et un film aux coins arrondis. Les utilisatrices seront ensuite interrogées sur leur expérience et des entretiens approfondis seront également menés avec 30 partenaires sexuels. Les résultats sont attendus d'ici fin 2024. Ensuite, MATRIX abordera les essais sur le film mensuel comportant la dapivirine.

 

La dapivirine est déjà démontrée comme sûre et efficace dans la prévention du VIH, lorsqu'elle est délivrée sous forme d'anneau vaginal mensuel. Le film mensuel contenant de la dapivirine sera conçu de telle sorte que, une fois placé à l'intérieur du vagin et en contact avec le liquide vaginal, il commencera lentement à se dissoudre et, ce faisant, libèrera de la dapivirine. Cette libération prolongée est programmée sur 1 mois jusqu'à ce que le film se dissolve complètement et que tout le principe actif ait été délivré dans le vagin.

 

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