VITAMINE D : Elle évite le passage du prédiabète au diabète
La supplémentation en vitamine D peut considérablement réduire le risque de diabète chez les patients atteints de prédiabète, conclut cette méta-analyse du Tufts Medical Center, publiée dans les Annals of Internal Medicine. Avec une condition cependant : « les patients doivent peser les avantages et les inconvénients de la supplémentation en vitamine D avec leur médecin ».
La vitamine D est une vitamine liposoluble disponible dans certains aliments, en tant que supplément, ou produite par le corps de l’exposition de la peau au soleil. La vitamine D exerce de nombreuses fonctions dans le corps et joue notamment un rôle dans la sécrétion d'insuline et le métabolisme du glucose. De précédentes études observationnelles avaient déjà identifié une association entre un faible taux de vitamine D dans le sang et un risque accru de diabète de type 2.
Retarder le diabète chez plus de 10 millions de personnes ?
L'étude : l'équipe de Boston qui a analysé 3 essais cliniques ayant évalué les effets d’une supplémentation en vitamine D sur le risque de diabète, conclut qu'un apport plus élevé en vitamine D est associé à une réduction de 15 % du risque de diabète de type 2 chez des participants pourtant déjà atteints de prédiabète. Précisément,
- sur un suivi de 3 ans, un diabète d'apparition récente est survenu chez 22,7 % des participants ayant reçu de la vitamine D et chez 25 % de ceux ayant reçu un placebo ;
- la supplémentation en vitamine D a ainsi permis une réduction de 15 % du passage du prédiabète au diabte de type 2 ;
- l'extrapolation de ces résultats aux plus de 374 millions d'adultes dans le monde qui souffrent de prédiabète suggère qu'une supplémentation peu coûteuse en vitamine D pourrait retarder le développement du diabète chez plus de 10 millions de personnes.
De précédentes études ont démontré des effets indésirables importants pour un apport trop élevé en vitamine D. Ainsi les médecins doivent être extrêmement attentifs à l'apport requis en vitamine D et aux limites de sécurité.
Une thérapie à très/trop haute dose de vitamine D pourrait certes prévenir le diabète de type 2 chez certains patients, mais pourrait également entraîner des effets nocifs.
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