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AUGMENTATION MAMMAIRE: Le traitement de la contracture capsulaire ou capsulite rétractile

Actualité publiée il y a 4 années 12 mois 3 jours
Esthétique

Les célèbres « coques » qui affectent les augmentations mammaires représentent la complication la plus classique de cette intervention, et probablement également la plus difficile à traiter. Sa prévalence est très variable selon les séries de la littérature allant de 3 à 5% des cas. On ne connaît ni son étiologie ni ses facteurs favorisant. L’hypothèse d’une infection microbienne est la plus souvent évoquée.

Il semblerait que dans la voie d'introduction péri-aréolaire ainsi que dans la position pré-pectorale des implants, le taux de coques soit un peu plus élevé. Toujours est-il que les patientes doivent être informées dès la première consultation de ce risque spécifique ainsi que de ses conséquences.


Signes cliniques : La survenue d'une coque est de nos jours le plus souvent précoce après deux à trois mois d'évolution. Sous la forme d'un seul sein qui ne s'assouplira jamais vraiment. Les patients sont alors désemparés avec la désagréable sensation d'avoir été mal opéré d'un seul côté.

Au début le sein incriminé manque de souplesse mais très vite, il va se déformer pour subir une ascension par apport à l'autre côté. Au côté figé d'un sein va s'associer la déformation vers un aspect rond, « en boule », manquant terriblement de naturel.

Des douleurs s'associent le plus souvent, supportables mais rarement régressives. La relation de confiance entre le médecin et sa patiente doit être alors d'une qualité exemplaire pour passer cette période avec sérénité.

Une nouvelle intervention ? La patiente est alors très demandeuse d'une nouvelle intervention le plus tôt possible. Tout l'art du chirurgien sera de la faire patienter 6 à 12 mois minimum pour deux raisons :

· Evaluer le potentiel évolutif de la coque.

· Réintervenir sur le « lieu du crime » avec le maximum de chances de succès.

Pendant tout ce temps, des moyens non chirurgicaux, comme les traitements antibiotiques, antiinflammatoires et le massage quotidien seront utilisés pour essayer d'enrayer l'aggravation de la capsulite rétractile.

Traitement : Il est chirurgical. Il faudra dans un premier temps et c'est essentiel, expliquer toutes les options thérapeutiques chirurgicales du traitement de la coque :

· Pas de changement des implants si les coques sont bien tolérées dans leur ensemble. Ce qui est heureusement le cas le plus fréquent.

· Explantation pure et simple des implants sans remplacement. C'est la solution qui offre la meilleure garantie de disparition des lésions de capsulite. Tout en sachant, que des rétractions internes des tissus peuvent se voir avec des déformations de la surface du sein. Le retour ad integrum du sein tel qu'il était n'est pas garanti ;

· Remplacement des implants par un implant similaire. Ce remplacement peut être fait avec un implant de même marque lisse ou texturé selon les cas. Ce qui a pour avantage de ne remplacer qu'un seul implant. Le risque de récidive est pour mon expérience personnelle de 50%.

· Remplacement des deux implants par des implants en gel de polyuréthane. Ces implants recouverts à leur superficie d'un gel de polyuréthane sont connus pour avoir le taux de coque le moins élevé de toute la littérature scientifique (1%). Ce sont en quelque sorte des implants « anticoques ». Pour ma part, je n'ai eu à déplorer aucun cas de récidive de coques avec l'emploi de ces implants. Pourquoi est-il nécessaire de changer les deux ? Parce que dans le cas contraire, l'aspect des deux seins serait très différent. Enfin, il faut signaler que la membrane de polyuréthane disparaît après 5 ans.

Dans tous les cas, il semblerait qu'un des secrets de l'absence de récidive des coques réside dans une exérèse chirurgicale complète et totale de cette capsulite. C'est un point crucial, malheureusement, on ne peut jamais garantir que la coque sera retirée dans sa totalité.

En conclusion, on peut dire qu'il s'agit d'une complication rare : Si le taux de coques retenu est de 3 à 5%, le pourcentage de patientes ayant besoin d'une nouvelle intervention est de 0,5% dans mon expérience.

Son traitement repose sur une parfaite complicité entre le praticien et sa patiente et une solide expérience chirurgicale pour se donner toutes les chances de réussite.

Auteur : Docteur Thierry Ktorza - Chirurgien esthétique www.lachirurgieesthetique.org
(Vignette NHS)

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