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CANCER de l’ESTOMAC : Les promesses antitumorales de la curcumine

Actualité publiée il y a 11 mois 1 semaine 5 jours
Epigenomics
Plusieurs composés naturels présentent un potentiel thérapeutique contre les tumeurs gastriques.

De nombreuses recherches ont déjà révélé les bénéfices de la curcumine, un antioxydant du curcuma ou safran des Indes, cette étude met en évidence son activité antitumorale sur le cancer de l'estomac. Plus largement, cet article de synthèse rédigé par des chercheurs brésiliens de la São Paulo Research Foundation (FAPESP) évalue, dans la revue Epigenomics plusieurs composés présentant un potentiel thérapeutique contre les tumeurs gastriques.

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On connait mieux la curcumine comme ingrédient alimentaire apportant une couleur et une saveur aux mets, cependant cette poudre jaune dérivée des racines du curcuma (Curcuma longa) peut également aider à prévenir ou à combattre le cancer de l'estomac. C’est ce que révèle cette étude qui précise les effets thérapeutiques possibles de ce pigment et d’autres composés bioactifs présents dans les aliments, sur le cancer de l’estomac, 3è et 5è cancer en termes d’incidence respectivement chez les hommes et les femmes (au Brésil).

 

Identification de plusieurs composés prometteurs : l’équipe de São Paulo a mené une vaste revue de la littérature scientifique sur tous les nutriments et les composés bioactifs susceptibles de prévenir ou de traiter le cancer de l'estomac et confirme ainsi la curcumine comme l’un des agents naturels les plus prometteurs. Mais d’autres composés apparaissent également prometteurs dont le cholécalciférol (une forme de vitamine D), le resvératrol (un polyphénol) et la quercétine. Ces composés peuvent prévenir ou combattre le cancer de l'estomac car ils sont des régulateurs naturels de l'activité des histones.

 

Des composés régulateurs des histones : les histones sont des protéines présentes dans les noyaux cellulaires qui organisent la double hélice de l'ADN en unités structurelles appelées nucléosomes. Chaque nucléosome est constitué d'ADN enroulé comme une bobine autour de huit protéines d'histone (un octamère d'histones) qui « compacter » l'ADN afin qu'il s'insère dans la cellule, où il est emballé dans la chromatine. La modification chimique de la chaîne d'acides aminés dans ces protéines, telle que l'acétylation (introduction d'un groupe acétyle) ou la méthylation (addition d'un groupe méthyle), peut affecter la compaction de la chromatine et donc l'expression des gènes et donc induire des modifications épigénétiques : cela signifie que la modification des histones provoque des altérations de l'expression des gènes sans affecter la séquence de l'ADN. Or ces variations épigénétiques influencent le développement de différents types de cancer.

 

Des effets anticancéreux et épigénétiques de ces composés bioactifs : les chercheurs montrent que les cellules de patients atteints d'un cancer de l'estomac présentent des altérations dans le profil d'expression des histones acétyltransférases (HAT) et des histones désacétylases (HDAC). Ces altérations sont épigénétiques et affectent la structure et l'intégrité du génome de nombreuses tumeurs, y compris le cancer de l'estomac. Or les composés bioactifs identifiés, dont la curcumine, peuvent réguler l'activité des THA et des HDAC : en plus de la curcumine, le cholécalciférol, le resvératrol (présent principalement dans les pépins de raisin et le vin rouge), la quercétine (abondante dans les pommes, les brocolis et les oignons), le garcinol (isolé de l'écorce de maïs), jouent en effet un rôle clé dans la modulation de l'activité des histones.  Ces composés peuvent favoriser l'activation ou la répression de gènes impliqués dans le développement du cancer de l'estomac en favorisant ou en inhibant l'acétylation des histones.

 

Les chercheurs sont maintenant en quête d’autres composés bioactifs dérivés de plantes en Amazonie, en vue de leur utilisation future et combinée dans la prévention et le traitement de cancer de l'estomac.

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