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CANNABIS: Des dommages à l'ADN jusqu'au chromothripsis?

Actualité publiée il y a 4 années 2 mois 1 semaine
Mutation Research

Le composé actif tétrahydrocannabinol (THC), du cannabis, capable d’endommager l'ADN jusqu’au « chromothripsis », c’est-à-dire jusqu’à des dommages cellulaires sévères mais pas au point de tuer la cellule, c’est la conclusion de cet examen australien de la littérature, qui suggère, dans la revue Mutation Research, la possibilité même, d’une transmission de ces dommages génétiques sur plusieurs générations.

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Le chromothripsis (ou « éclatement des chromosomes »), un phénomène documenté depuis quelques années seulement a déjà été associé à certains types de cancer et de malformations congénitales.


Les chercheurs de l'University of Western Australia ont effectué un examen de la littérature à la recherche de preuves d'effets du cannabis et de ses différents « principes » actifs sur l'ADN humain pouvant conduire au cancer et/ou affecter le développement du cerveau. Il s'agit donc d'un examen narratif portant sur les données de 189 abstracts de recherche. L'examen commence par un historique scientifique sur les étapes clés de la division cellulaire puis illustre, à partir des données disponibles, comment le cannabis perturbe ce processus à des stades bien spécifiques, conduisant à des mutations génétiques cancérigènes ou à des anomalies fœtales.

La possibilité de mutations génétiques transmissibles de génération en génération est évoquée et documentée, suggérant qu'un enfant de parents consommateurs de cannabis pourrait être affecté. Les auteurs citent en particulier plusieurs études montrant un lien positif entre la consommation de cannabis et des anomalies fœtales telles que le spina-bifida ou un faible poids de naissance, corrélées à des perturbations dans la croissance cellulaire. Des risques qui restent associés à un usage du cannabis élevé (environ 50-300mg / kg).

Ø L'examen, enfin, suggère que d'autres substances pourraient entraîner les mêmes effets à l'ADN : alcool, opioïdes, tabac et benzodiazépines pourraient en effet perturber le cycle cellulaire de manière similaire.

En conclusion, cet examen réunit des éléments de preuve soutenant l'idée que le cannabis peut perturber la division cellulaire, entraînant ainsi des dommages génétiques, pouvant conduire au développement de cancers et d'anomalies fœtales. Une narration qui appelle à de plus amples recherches sur les effets génétiques possibles du cannabis…

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