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COVID-19 et DIABÈTE : Museler le diabète pour réduire la sévérité de la maladie

Actualité publiée il y a 5 mois 2 semaines 1 jour
Diabetes Research and Clinical Practice
Plusieurs études ont déjà documenté l’importance de comorbidités comme l’obésité et le diabète comme facteurs de risque de susceptibilité aux formes sévères et de décès de COVID-19.

Plusieurs études ont déjà documenté l’importance de comorbidités comme l’obésité et le diabète comme facteurs de risque de susceptibilité aux formes sévères et de décès de COVID-19. Cette recherche d’une équipe de l’Université de Miami révèle, dans la revue Diabetes Research and Clinical Practice, que l’inhibition de l'enzyme DPP4 avec laquelle interagit le coronavirus SARS-CoV-2, pourrait aider à la prise en charge des patients diabétiques, un groupe particulièrement vulnérable à la maladie.  

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C’est la course aux traitements et au vaccin contre COVID-19, et dans cette course, les équipes identifient différents sites de liaison cibles du virus avec les cellules hôtes, comme les récepteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2), récepteurs clés de la glycoprotéine de pointe du virus (Spike « S »). Ici, l’équipe du Pr Gianluca Iacobellis, professeur et endocrinologue de la Miller School of Medicine suggère que les inhibiteurs de l’enzyme DPP4 pourraient aider certains patients diabétiques atteints de COVID-19. « Nous avons identifié un mécanisme par lequel le virus pénètre dans le corps et nous avons un moyen possible d'inhiber au moins partiellement ce mécanisme. Nous devrions envisager des essais cliniques pour le « DPP4 » pour traiter les patients diabétiques atteints de formes légères ou modérées de COVID-19 ».

Comment DPP4 et SARS-CoV-2 interagissent

Réduire la réponse inflammatoire exacerbée chez les diabétiques atteints de COVID-19

L’enzyme dipeptidyl peptidase-4 ou DPP4 est présente dans tout le corps, mais son activité n'est à ce jour que que partiellement comprise. On sait néanmoins que l’enzyme joue un rôle important dans les réponses inflammatoires et la régulation de l'insuline. Les gliptines ou inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP4) qui augmentent la sécrétion d’insuline et réduisent GLP-1 sont prescrites aux diabétiques de type 2. On sait par ailleurs que les patients diabétiques de type 2 sont beaucoup plus à risque de développer COVID-19 dans une forme plus sévère et à mauvais pronostic. Les données de Wuhan et d'Italie ont montré des taux d'admission en USI et de décès plus élevés chez ce groupe de patients.

 

L'interaction de DPP4 avec COVID-19 : s'appuyant sur ce principe déjà documenté de l'interaction de DPP4 avec COVID-19, l’équipe de Miami suggère ici que l'enzyme peut jouer un rôle important dans les résultats de ces patients en interférant avec la réponse immunitaire. « Le corps réagit de manière excessive à cette réponse inflammatoire au virus. Cette réponse inflammatoire pourrait être partiellement médiée par DPP4 : le virus se lie à l'enzyme et l'activité enzymatique de DPP4 surexprime les cytokines inflammatoires, exagérant la réponse inflammatoire. Des études précédentes, menées sur les coronavirus SRAS et du MERS, ont montré qu’en bloquant l'activité DPP4, la réponse inflammatoire est réduite et la réponse immunitaire au virus améliorée ».

 

Plus de données seront nécessaires avant d’envisager les inhibiteurs de DPP4 pour traiter les patients diabétiques atteints de COVID-19. Cependant, de premières preuves démontrent déjà que ces médicaments réduisent l'inflammation. Inhiber l'enzyme est donc un schéma thérapeutique de COVID-19 à valider, comme les multiples pistes en cours de recherche, par des essais randomisés contrôlés contre placebo.

 

On sait en effet, et c’est l’avantage des repositionnements, que ces médicaments sont bien tolérés et peuvent apporter un réel bénéfice thérapeutique.

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