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COVID-19 : À forme légère, complications cardiovasculaires ?

Actualité publiée il y a 1 mois 1 semaine 3 jours
JACC
Les complications cardiovasculaires sont majoritairement associées aux formes plus sévères du COVID-19 (Visuel Adobe Stock 67172054)

Alors que les études se font plus nombreuses à documenter les complications cardiovasculaires et leur persistance à long terme, cette étude de l’University College London rassure, en les confinant majoritairement aux formes plus sévères du COVID-19. Cette étude prospective, publiée dans le Journal of American College of Cardiology (JACC : Cardiovascular Imaging) qui a suivi durant 6 mois des patients atteints de COVID légers, montre l’incidence extrêmement faible dans ces formes, des lésions cardiaques durables.

 

Jusqu’ici, les complications cardiovasculaires dont les caillots sanguins, l’inflammation du cœur et les lésions cardiaques n’avaient pas été associées à des formes spécifiques de la maladie, en revanche les dernières études révélaient des effets parfois durables, sur plusieurs mois après l'infection. Cette nouvelle étude confirme qu’une infection légère à COVID-19 est donc extrêmement très peu susceptible de causer des dommages durables à la structure ou à la fonction du cœur, une conclusion qui se veut rassurante pour le public.

Les chercheurs ont identifié 74 participants atteints de formes légères à modérées dans 3 hôpitaux londoniens. Ces participants ont subi des prélèvements hebdomadaires de sang, de salive et nasaux pendant 16 semaines. 6 mois après avoir développé une infection légère, la structure et la fonction cardiaques ont été analysées par IRM cardiaque. 75 témoins en bonne santé exempts d’infection COVID-19 ont été appariés. L’analyse confirme :

 

  • L’absence de différence, entre les 2 groupes, dans la taille ou le volume de muscle du ventricule gauche ;
  • l’absence de différence de capacité de pompage (expulsion du sang hors du cœur) ;

  • l’absence d'inflammation et de cicatrices dans le cœur ;
  • une même élasticité de l'aorte ;
  • l’absence de différence dans 2 marqueurs des lésions du muscle cardiaque (troponine et le NT-proBNP) 6 mois après un COVID léger.

 

Il y a donc peu d'avantages à dépister le cœur de patients ayant développé une forme légère de la maladie, et les cliniciens devraient se concentrer sur la surveillance cardiovasculaire des patients atteints de formes sévères, conclut l’auteur principal, le Dr Dr Thomas Treibel de l’UCL Institute of Cardiovascular Science et Barts Health NHS Trust.

 

« Nous sommes maintenant au stade de la pandémie où nous pouvons vraiment commencer à cerner les implications à long terme de la maladie sur le cœur et les vaisseaux ».

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