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CRISE CARDIAQUE : Le deuil, facteur déclenchant de pression

Actualité publiée il y a 10 mois 3 semaines 5 jours
Psychosomatic Medicine
Le deuil pourrait être un facteur de risque d'événements cardiaques et qu’il existe une association « dose-dépendante » entre la tristesse et l’émotion liées au deuil et la réponse de la pression artérielle systolique (Visuel Fotolia 211621289)

Le deuil peut exacerber le risque de problèmes cardiaques, conclut cette étude menée à l’Université d'Arizona, qui relève, auprès de personnes venant de perdre un être cher, une augmentation significative de la tension artérielle. Des résultats, publiés dans la revue Psychosomatic Medicine, qui suggèrent que le deuil pourrait être un facteur de risque d'événements cardiaques et qu’il existe une association « dose-dépendante » entre la tristesse et l’émotion liées au deuil et la réponse de la pression artérielle systolique.

 

L’auteur principal, Mary-Frances O'Connor, professeur agrégé de psychologie, rappelle de précédentes études épidémiologiques faisant état d’une augmentation du risque de décès, après le décès d'un proche. Cette nouvelle étude prend précisément en compte la pression artérielle comme un facteur contributif possible : « nous avons cherché un moyen de tester les effets cardiovasculaires du deuil pendant cette période vulnérable de la première année qui suit la perte d’un être cher ».

Un test de détresse et de stress émotionnel

L'étude est menée auprès de 59 participants ayant perdu un proche au cours de l'année écoulée. Les participants à l'étude ont été interrogés et invités à se concentrer sur les sentiments de séparation et d'attachement par le biais d'un processus que les chercheurs appellent « le rappel du deuil ». Les participants étaient invités à partager un moment où ils se sont sentis très seuls après la mort de leur proche. Les chercheurs ont ensuite mesuré leur tension artérielle. Cette expérience confirme que :

 

  • après un rappel de deuil, la pression artérielle systolique des participants augmente ;
  • par rapport au niveau de base, la pression artérielle systolique a augmenté en moyenne de 21,1 millimètres : soit l’équivalent de l’effet d'un exercice modéré ;
  • les participants ayant montré le plus haut niveau de détresse émotionnelle la plus forte augmentation de la pression artérielle pendant le rappel du deuil ;
  • ce n'est pas la mort de l’être cher qui a un impact sur le cœur, mais la réponse émotionnelle du sujet à la perte de l’être cher.

 

Quelles implications ? En confirmant le deuil comme un facteur déclenchant et contributif d’augmentation de la pression artérielle, l’étude confirme aussi que les personnes en deuil sont plus à risque d'hypertension et d'autres problèmes cardiaques. Les médecins, psychologues et thérapeutes devraient encourager ces personnes en deuil à

se soumettre à des examens médicaux réguliers,

d’autant plus que dans de telles situations, beaucoup ont tendance à négliger leur propre santé.

 

L’équipe vient de développer une intervention appelée « relaxation musculaire progressive » qui permet aux patients en deuil de détendre complètement les principaux groupes musculaires de leur corps.

 

Une intervention qui vise à réduire le niveau de détresse émotionnelle et de stress cardiovasculaire.

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