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DÉCLIN COGNITIF: Le patch à la nicotine pour le retarder?

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 1 semaine
Neurology

On apprenait hier par cette étude de la Harvard School of Public Health (HSPH) l’absence d’efficacité des patchs à la nicotine. Aujourd’hui, cette petite étude pilote, financée par les National Institutes of Health (NIH) et publiée dans des revues avec comité de la revue médicale Neurology, montre, que des patchs à la nicotine- fournis par Pfizer- pourraient contribuer à une amélioration de la capacité cognitive, dans certains cas, chez des patients atteints de démence légère.

C'est un petit essai contrôlé randomisé qui a cherché à déterminer si des patchs de nicotine pouvaient entraîner cette amélioration des performances cognitives chez des personnes à trouble cognitif léger. Car l'administration de nicotine par patch a été reconnue dans de précédentes études comme un facteur d'amélioration de la fonction cognitive. La déficience cognitive légère est un léger déclin des fonctions cognitives, plus important que celui qui intervient avec le vieillissement, mais plus réduit que dans les démences comme la maladie d'Alzheimer. Dans la maladie d'Alzheimer, il a déjà été observé que les neurones peuvent perdre les récepteurs de la nicotine impliqués dans la transmission de signaux.


Les chercheurs de l'Université Vanderbilt à Nashville et d'autres universités américaines ont donné, sur une durée de 6 mois, à 39 personnes âgées de plus de 55 ans, non-fumeuses, présentant de légers troubles mentaux des patchs de nicotine (15 mg / jour) (vs patchs placebo). Les participants traités et témoins étaient appariés pour l'âge. Par tests standards, les auteurs ont évalué les performances cognitives, le comportement, la dépression, la façon dont les participants effectuent les tâches quotidiennes et leur état nutritionnel au début de l'étude. Les mêmes tests ont été répétés après 3 et 6 mois. Le critère principal était le score à un test reconnu, le test Connors (CPT). Les chercheurs ont également évalué les effets secondaires et la tolérance du traitement.

Parmi les patients patchés, certains –mais pas tous- ont présenté des améliorations dans certains tests de mémoire par rapport au groupe témoin. Le groupe « nicotine » a montré un score plus élevé sur la rapidité de réaction/réponse, sur une partie du test de performance continue Connors. Sur l'attention, la capacité et la rapidité aux tests de mémoire, les chercheurs constatent une meilleure performance générale dans le groupe « nicotine ». Moins de troubles cognitifs, meilleurs scores dans les mesures d'anxiété et de dépression sont également constatés. Toutefois, une évaluation formelle de la dépression n'a montré aucune différence entre les deux groupes. Enfin, aucun problème de sécurité n'a été observé dans le groupe traité.

Selon les chercheurs, l'application de patchs à la nicotine durant six mois est sans danger pour les personnes non-fumeuses avec troubles cognitifs légers et contribue à améliorer, en moyenne, certaines mesures de l'attention et la mémoire. Des résultats à confirmer avec des études plus larges, dont l''effet possible de la nicotine dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, qui n'est pas tout à fait clair.

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