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DONS D'ORGANES: Facebook veut sauver des vies

Actualité publiée il y a 7 années 4 mois 2 semaines
NHS

Au départ, c’est une collaboration entre l’établissement du sang et des greffes du National Institute of Health britannique (NHS) et américain (U.S. Government Information on Organ and Tissue Donation and Transplantation), et Facebook qui propose un nouveau mode de sensibilisation au don d'organe. Le système est simple : Pour s'inscrire pour le don d'organes il suffit d’utiliser l'onglet « inscription » sur la page Facebook et ensuite de partager la page avec ses amis et sa famille.

Cette nouvelle option de Facebook permet pour l'instant aux personnes résidant aux États-Unis et au Royaume-Uni d'affirmer leur statut de donneur et de le partager avec leurs amis. Ce système qui propose des liens (vers les registres de dons d'organes officiels et permet aux utilisateurs de s'inscrire, va aussi permettre ainsi de mettre en contact plus de donneurs avec des patients en attente de greffe. Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a annoncé son réseau pouvait aussi « aider à résoudre la crise » en permettant aux utilisateurs de faire du bénévolat en donnant leurs organes aux États-Unis et au Royaume-Uni.


En Europe, 50.000 personnes sont en attente de dons d'organes. Chaque jour, en moyenne, 12 personnes meurent en attente d'une greffe. Au Royaume-Uni, comme en France, le besoin d'organes est permanent avec plus de 10.000 personnes en liste d'attente et environ 1.000 personnes décédées chaque année, par manque de disponibilité d'organe. 90% des personnes au Royaume-Uni se disent en faveur du don d'organes mais seules 30% se sont inscrites sur le registre de la NHS, Organ Donor. En France, de grandes avancées sont encore nécessaires. Il n'y a pas de Registre national de déclaration positive au don et la carte de donneur n'est pas officielle. La Loi française applique le principe du consentement présumé, ce qui implique d'une part la consultation sécurisée par un médecin de l'équipe de transplantation (potentielle) du Registre des refus (Agence de la biomédecine), d'autre part un entretien avec les proches pour savoir si le défunt était consentant ou non au don d'organes. Le consentement présumé - sous réserve de cette double vérification - permet en fait le prélèvement d'organes chez des sujets qui ne se sont pas exprimés de leur vivant.

Promouvoir le don d'organes et la transplantation, mobiliser les hôpitaux et les professionnels sur l'identification des donneurs potentiels, valoriser tous les donneurs d'organes, leurs familles et les professionnels de la transplantation, sont les principaux axes de développement du don d'Organe, pour L'Europe. Le nouveau système proposé par Facebook serait donc tout à fait bienvenu.

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