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EXERCICE ou ACTIVITÉ PHYSIQUE ? L’un ou l’autre permet de vivre mieux et plus longtemps

Actualité publiée il y a 2 années 5 heures 20 min
The Lancet

Si l’on devait résumer cette étude, on pourrait dire que tout type d'activité physique est bon pour le cœur et la longévité en bonne santé. Et il vaut mieux un peu d'activité et tard que jamais. Au point que même une activité « ménagère » apporte déjà des bénéfices pour le cœur et une petite contribution en termes de durée de vie. Ces conclusions, qui peuvent sembler évidentes rappellent deux principes, toute activité même du quotidien est à prendre en compte, au même titre que la pratique d’un sport et ce qui doit être évité, c’est la sédentarité. Une analyse présentée dans le Lancet menée sur les données de plus de 130 000 participants de 17 pays.

 

Au départ, les chercheurs de la Simon Fraser University, Hamilton Health Sciences & McMaster University (Canada), de l’Université d’Edinbourg et d’autres instituts de recherche ont souhaité comparer l'activité physique et l’incidence des maladies cardiaques dans différents pays à faible revenu ou revenu élevé : L'étude PURE comprenait ainsi 3 pays à revenu élevé (le Canada, la Suède et les Émirats arabes unis), 7 à revenu intermédiaire supérieur (Argentine, Brésil, Chili, Pologne, Turquie, Malaisie et Afrique du Sud), 3 à revenu moyen inférieur (Chine, Colombie et Iran) et 4 à faible revenu (Bangladesh, Inde, Pakistan et Zimbabwe).La question était de savoir si dans les pays à faible revenu, des modes de vie physiquement plus actifs, impliquant un travail manuel pouvaient se substituer, en termes de bénéfices cardiovasculaires à la pratique sportive ou l’exercice en salle plus pratiqués dans les pays riches. Les chercheurs ont pris en compte les facteurs de confusion possibles, dont l'âge, le sexe, l'IMC et le ratio taille-hanche, le tabagisme, l'hypertension artérielle et le diabète.

 

L’analyse des données de l’étude PURE, portant sur plus de 130.843 participants de 17 pays, suivis durant 6,9 ​​ans, montre l’absence totale de différence en ces 2 modèles de mode de vie : l’activité physique de tout type, marche, corvées domestiques ou jardinage s’avère significativement liée à un risque réduit de décès de crise cardiaque ou d’AVC. Précisément,

  • le total activité physique et activités récréatives diminue selon le revenu du pays,
  • les niveaux d'activité non récréative s’avèrent curieusement similaires dans tous les pays ;
  • Les taux de décès, de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) diminuent considérablement avec l'augmentation des niveaux d'activité physique ;
  • les taux globaux de mortalité ou d’événements majeurs cardiovasculaires (AVC, crise cardiaque ou insuffisance cardiaque) s’élèvent, par année, à :
    • 9,46/1.000 dans le groupe à faible activité,
    • 7,14 dans le groupe à activité modérée,
    • à 6,60 dans le groupe d'activité physique élevée.

 

 

Les recommandations sont bien de « faire » au moins 150 minutes d'activité ou d’exercice modéré par semaine. L’adhésion à ces recommandations quel que soit l’exercice ou l’activité pratiquée permet de réduire de 20 à 30% son risque de décès de cause cardiovasculaire.

Toute activité physique, sous quelque forme que ce soit, est bénéfique !

N.B. L’étude a été soutenue par les Laboratoires pharmaceutiques AstraZeneca, Sanofi-Aventis, Boehringer Ingelheim, Servier, GSK, Novartis et King Pharma.

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