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INFECTIONS: 60% des blouses des médecins colonisées par des bactéries

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 1 semaine
American Journal of Infection Control

Plus de 60% des blouses et des tuniques des infirmières et des médecins hospitaliers ont été “testées” positives aux bactéries pathogènes, selon cette étude publiée dans l’édition de septembre de l’American Journal of Infection Control, la publication de l’Association (américaine) for Professionals in Infection Control and Epidemiology (APIC).

Une équipe de chercheurs israéliens du Centre médical Shaare Zedek à Jérusalem, en Israël, a prélevé des échantillons des uniformes de 75 infirmières et de 60 médecins comportant des traces de sang. Un total de 238 échantillons provenant donc de 135 personnels a été recueilli.


Les chercheurs ont constaté que 65% des uniformes des infirmières et 60% de ceux des médecins de cet hôpital universitaire de 550 lits, comportaient des agents pathogènes. Parmi les agents identifiés, 21 uniformes d'infirmières et 6 de médecins comportaient des bactéries multirésistantes, et 8 le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM).

Parmi les personnels soignants participant à l'étude, 79 (58%) ont fait part de leur revendication de changer d'uniforme tous les jours et 104 (77%) définissent le niveau d'hygiène de leur tenue de passable à excellente.

Bien que les blouses ne posent pas de risque direct de transmission d'infections, ces résultats illustrent la prévalence de souches résistantes aux antibiotiques au contact de patients hospitalisés.

«Il est important de mettre en perspective les résultats de l'étude", explique le président de l'APIC. «Tout vêtement porté par les humains est contaminé par des microorganismes. La pierre angulaire de la prévention des infections reste le respect de l'hygiène des mains pour bloquer la diffusion des microbes."

Selon l'Organisation mondiale de la santé, le risque d'infections liées aux soins de santé est dans certains pays en développement 20 fois plus élevé que dans les pays développés. Même dans les hôpitaux de pays développés comme en Israël, le lieu de l'enquête ou aux Etats-Unis, les infections nosocomiales se multiplient et entraînent d'importants coûts de santé. Leur prévention est la meilleure approche pour la sécurité des patients.

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