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LONGÉVITÉ : Rubicon, la protéine à supprimer pour l’augmenter

Actualité publiée il y a 3 mois 3 semaines 3 jours
Nature Communications
L'autophagie est un mécanisme de recyclage biologique essentiel pour maintenir l'homéostasie de tous les types de tissus.

Qui est Rubicon ? Un régulateur négatif de l’autophagie. Or l’autophagie est l’une des principales voies de la santé cellulaire « et de la jeunesse » puisque le processus élimine les cellules sénescentes et les déchets cellulaires. Or, avec l’âge, l’expression de Rubicon augmente, réduisant ainsi l’autophagie et contribuant à l’accélération du vieillissement. C’est en synthèse la démonstration de cette étude de l’Université d'Osaka, menée chez l’animal et qui désigne « Rubicon » comme une nouvelle cible pour enrayer le vieillissement et accroître la longévité.

 

Ainsi, les chercheurs d'Osaka rappellent que l'autophagie est un mécanisme de recyclage biologique essentiel pour maintenir l'homéostasie de tous les types de tissus. L'autophagie permet la dégradation des composants cellulaires endommagés et contribue à éviter l'apparition de différentes maladies liées au stress et au dysfonctionnement cellulaires, notamment le cancer, les maladies neurodégénératives et le syndrome métabolique. De nombreuses études ont tenté de comprendre la relation entre la réduction de l'autophagie et la progression du vieillissement, cependant, à ce jour aucune n’a désigné de cible claire. Jusqu'à présent.

La suppression de Rubicon dans des organismes modèles entraîne une réduction du déclin moteur associé à l'âge

 

En 2009, une équipe de recherche dirigée par Tamotsu Yoshimori de l'Université d'Osaka avait déjà identifié « Rubicon » comme un facteur protéique qui supprime l'autophagie en contrôlant une étape spécifique de cette voie. Cette fois, l’équipe constate que les niveaux d’expression de Rubicon augmentent de manière liée à l’âge, ici dans les tissus des vers, des mouches et des souris.

L’étude montre en effet que des concentrations accrues de Rubicon sont observées dans les tissus de multiples organismes modèles âgés (vers, mouches et souris). Et lorsque les chercheurs suppriment l'expression de Rubicon, tous les organismes modèles reprennent une activité accrue de l'autophagie, ce qui permet d'améliorer plusieurs facteurs liés à l'âge et d'augmenter légèrement la durée de vie des vers et des mouches.

 

En conclusion, la suppression de Rubicon dans des organismes modèles entraîne une réduction du déclin moteur associé à l'âge ainsi qu'une réduction de la fibrose et la suppression de Rubicon permet à des souris âgées de résister à des tentatives « d'induction » de la maladie de Parkinson. Les résultats suggèrent Rubicon comme une cible essentielle et prometteuse pour prolonger la durée de vie.

A valider chez l'Homme.

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