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MÉLANOME chez des poissons, la couche d'ozone et les U.V. en cause?

Actualité publiée il y a 7 années 2 mois 1 semaine
PLoS ONE

En cause, une exposition trop élevée aux U.V. liée à un énorme trou dans la couche d’ozone ? C’est ce qu’évoquent ces chercheurs anglais et australiens qui viennent d’identifier ce cancer de la peau à grande échelle et pour la première fois dans les populations sauvages de poissons. L’étude de l'Université de Newcastle (UK) et de l'Institut australien des sciences marines publiée dans l’édition du 1er août de la revue PLoS ONE, révèle ainsi l'incidence du mélanome sur des espèces situées sur la Grande Barrière de Corail, soit directement sous le plus grand trou du monde de la couche d'ozone.

L'équipe de chercheurs dirigée par le Dr Michael Sweet de Université de Newcastle confirme des caractéristiques du mélanome retrouvé chez les poissons quasi-identiques à celle du cancer chez les humains. Déterminer la cause exacte du cancer, après avoir éliminé d'autres facteurs éventuels comme des agents microbiens ou encore la pollution marine, reste d'actualité, cependant, selon le Dr Sweet, les rayons UV semble être la cause la plus probable.


Cette étude du mélanome sur des bancs de poissons sauvages est très chronophage et coûteuse et ne permet pas aujourd'hui de préciser depuis quand ce phénomène existe, cependant les chercheurs le décrivent comme très répandu identifié chez 3 espèces saumonées. Des experts de l'Université de Newcastle, de l'Australian Institute of Marine Science et de l'Université James Cook (Australie), l'ont d'abord identifié sur Plectropomus leopardus, une truite de corail et sur 2 zones du « Great Barrier Reef Marine Park » (Australie).

15% des poissons présentaient des lésions : 136 poissons ont été étudiés et 15% présentaient des lésions foncées sur 5% de la surface de la peau. Le cancer ne s'était pas répandu en dehors de la surface des lésions et les poissons étaient globalement en bonne santé, précise l'auteur de l'étude. En laboratoire, le mélanome a déjà été induit sur des poissons exposés aux U.V. afin de les utiliser comme modèle du mélanome humain. Comme chez l'homme, des caractéristiques génétiques peuvent favoriser la susceptibilité du poisson au cancer de la peau, une mutation du gène Xmrk a même été identifiée comme favorisant cette susceptibilité.

Le changement climatique en cause : Il s'agit d'une constatation cruciale, pour les auteurs, qui invoquent des scénarii de changement climatique et des milieux coralliens pour expliquer la cause de cette maladie. Leur prochaine étape s'attaquer à un échantillon beaucoup plus large et déterminer l'étendue de la présence de la maladie et bien sûr, ses causes.

Source: PLoS ONE 01 Aug 2012 10.1371/journal.pone.0041989 Evidence of Melanoma in Wild Marine Fish Populations

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