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MÉLANOME: Un candidat médicament, le trametinib, réduit de moitié le risque de décès

Actualité publiée il y a 7 années 2 mois 2 semaines
American Society of Clinical Oncology (ASCO)

Cette étude menée par l’Institut Gustave Roussy (IGR) montre qu’un premier candidat médicament, le trametinib, améliore la survie sans progression (4,8 mois contre 1,4 mois) et la survie globale par rapport aux chimiothérapies standards, dans le traitement du mélanome métastatique ou avancé. Les résultats de cette étude, présentée au 48ème congrès de l’ASCO à Chicago, qui précèdent une probable et prochaine autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le trametinib, ouvrent de nouveaux espoirs de traitements personnalisés du mélanome.

Le Dr Caroline Robert, cancérologue et chef de service de dermatologie de l'Institut Gustave Roussy (IGR) de Villejuif a mené cette étude, comparant l'efficacité d'une nouvelle thérapie ciblée, inhibiteur sélectif de MEK, le trametinib, à deux chimiothérapies utilisées en traitements standards actuels, dacarbazine ou paclitaxel, chez des patients atteints de mélanome métastatique ou avancé, porteur de la mutation BRAF V600E/K.


Efficacité et effets secondaires des traitements actuels : Alors que les chimiothérapies standards (dacarbazine ou paclitaxel) utilisées dans le traitement des mélanomes métastatiques ou avancés, ont un effet clinique limité, depuis 2011, une thérapie ciblée anti-BRAF et une immunothérapie, l'ipilimumab, ont obtenu leur AMM pour leur efficacité mais elles présentent des effets secondaires, parfois importants.

Le trametinib, première molécule d'une nouvelle classe thérapeutique, est une nouvelle thérapie ciblée sur la protéine MEK située en aval de BRAF sur la même voie de signalisation. L'étude, menée sur 322 patients atteints de mélanome métastatique porteur de la mutation BRAF V600E montre que le trametinib réduit le risque de progression de la maladie de 56%, augmente la survie sans progression à 4,8 mois vs 1,4 mois pour la chimiothérapie et diminue le risque de décès de 46% par rapport à la chimiothérapie. Des résultats qui confirment un précédent essai de phase II. Les effets secondaires les plus fréquemment observés avec le trametinib ont été une éruption cutanée, de la diarrhée, des œdèmes, de l'hypertension et de la fatigue.

Les études se poursuivent, avec également l'opportunité d'une combinaison du trametinib et d'un agent ciblant BRAF très prometteuse. Une AMM pour le trametinib devrait être délivrée prochainement, agrandissant ainsi l'arsenal thérapeutique contre la maladie.

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