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NEUROLOGUE HOSPITALIER: Une profession à la limite du burn out

Actualité publiée il y a 6 années 8 mois 1 semaine
Neurology ® Clinical Practice

De nombreuses études portent sur le stress et le burn out et ses facteurs de risque. Mais peu développent l’épuisement professionnel chez les soignants. Cette nouvelle enquête, certes américaine, de la Loyola University, s’est concentrée sur les neurologues hospitaliers et montre combien cette spécialité, en contact avec des patients hospitalisés victimes de troubles neurologiques est elle-même impactée par le burn out. Conclusions dans la revue Neurology ® Clinical Practice.

Car l'étude montre –qu'aux Etats-Unis- 29% des neurologues hospitaliers sont victimes de surmenage et 46% préoccupés par l'épuisement, mais sans en avoir encore fait l'expérience. Ici, le burn out était défini par des horaires très lourds, supérieurs aux horaires réglementaires d'un médecin hospitalier. 1.293 neurologues ont été interrogés, avec un taux de réponse de 42%. Puis 498 neurologues supplémentaires spécialisés en soins intensifs, accident vasculaire cérébral (AVC) et en neurologie d'urgence. La combinaison des résultats de ces 2 vagues, permet d'identifier les situations cliniques et les diagnostics les plus fréquents à prendre en charge par ces spécialistes (accident ischémique transitoire (mini-AVC), 83%, AVC 3%, encéphalopathie/délirium 9%).


Le Dr Jose Biller, président du département Neurologie de Loyola et président du groupe Neurologues hospitaliers de l'American Academy of Neurology, explique que de nombreux neurologues sont contraints aujourd'hui aux Etats-Unis de limiter leur suivi pour certains patients hospitalisés en raison de remboursements de soins réduits et que dans le même temps, les soins en neurologie en milieu hospitalier neurologique deviennent de plus en plus complexe. Ces deux tendances dans l'exercice hospitalier contribuent au stress du clinicien. Car le neurologue hospitalier –dans cette enquête- déclare souhaiter pouvoir apporter des soins personnalisés et de qualité, une meilleure continuité des soins durant l'hospitalisation, mais dans le cadre d'horaires de travail raisonnables et définis et de transition d'équipes mieux organisées.

Source: Neurology ® Clinical Practice doi: 10.1212/CPJ.0b013e318278be3e 2012, December Survey of current neurohospitalist practice

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