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OBÉSITÉ : Fausser la détection thermique pour augmenter la dépense d'énergie

Actualité publiée il y a 11 mois 1 semaine 3 jours
Journal of Neuroscience
L'étude documente un lien jusque-là méconnu entre les systèmes de détection thermique, la thermorégulation et la prise alimentaire

Cette étude de University of Santiago de Compostela (Espagne) suggère qu’une réduction de la capacité à maintenir la température corporelle dans des environnements plus froids peut contribuer, par la suralimentation au développement de l'obésité à l'âge adulte. Des travaux chez la souris et présentés dans le Journal of Neuroscience qui démontrent un lien jusque-là méconnu entre les systèmes de détection thermique, la thermorégulation et la prise alimentaire et ouvrent ainsi de nouvelles voies pour prévenir et traiter l'obésité.

 

L'énergie provenant des aliments contribue au maintien de notre température corporelle. Nous dépensons ainsi près de la moitié de nos dépenses d’énergie, au cours d’une vie « normalement » sédentaire à maintenir une température corporelle d'environ 37 degrés Celsius. Ce maintien de la température corporelle est possible grâce à un système de détection thermique (en particulier les thermorécepteurs de la peau) et un système de thermorégulation contrôlé dans une zone du cerveau, l’hypothalamus. Ces deux systèmes contribuent à réguler la dépense énergétique de manière, en particulier, à maintenir la température corporelle.

 

L’équipe de l'Université de Santiago de Compostela et de l’Université Miguel Hernandez d'Alicante (Espagne) constate ici que des souris dépourvues du canal ionique ou récepteur sensible au froid « TRPM8 » et placées dans un environnement frais, consomment plus de nourriture pendant la journée, une période au cours de laquelle les souris dorment, habituellement. Cette augmentation de l'alimentation pendant la journée commence alors à un jeune âge et conduit à l'obésité et à l'hyperglycémie à l'âge adulte.

 

Cibler le système de détection thermique pour duper l’organisme : comparativement aux animaux témoins, ces souris déficientes en récepteur du froid consomment beaucoup plus d’énergie en particulier pendant la période de jeûne de la journée, leur température corporelle pouvant chuter en-deçà de 30 degrés Celsius. La recherche identifie ainsi un lien méconnu et qui reste à mieux comprendre entre les systèmes de détection thermique, la thermorégulation et la prise alimentaire. Ainsi en agissant sur les systèmes de détection thermique, il pourrait être possible d’inciter le corps à dépenser plus d’énergie ou à consommer moins de nourriture, et de lutter ainsi contre l'obésité.


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