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OSTÉOPOROSE: Bisphosphonates et risque de fractures atypiques du fémur

Actualité publiée il y a 4 années 7 mois 4 semaines
Current Geriatrics Reports

C’est un risque trop méconnu des bisphosphonates, des médicaments fréquemment prescrits et souvent sur le long terme, dans le traitement de l'ostéoporose. Si ces médicaments ont, sans aucun doute, permis de réduire considérablement le risque de fractures osseuses pour des millions de personnes, ils sont, curieusement, également liés à des fractures inhabituelles ou « atypiques » du fémur. Des fractures qui peuvent intervenir même sans choc important. Ces chirurgiens orthopédistes de l’University Loyola appellent donc leurs confrères, dans les Current Geriatrics Reports, à intégrer ce risque dans la prescription et le suivi de ces traitements.

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« Les tentatives visant à gérer médicalement l'ostéoporose ont créé un nouveau modèle « atypique » de fracture qui doit être reconnu et géré de manière appropriée », écrivent les auteurs, dans leur communiqué. Ces médicaments, les bisphosphonates, ont pour fonction d'augmenter la densité minérale osseuse. Leur efficacité a largement été démontrée, avec une diminution de 50% des fractures vertébrales et de 40% pour les autres types de fractures.


Ø Mais ces médicaments sont également liés à un faible risque de fractures atypiques du fémur. Des fractures qui se produisent sans grand choc ou traumatisme et sont souvent précédées de douleurs. Leur grande majorité interviennent après une durée moyenne de 3 ans de traitement par bisphosphonates.

Comment prendre en charge ces fractures atypiques du fémur : Tout d'abord, par l'arrêt immédiat des bisphosphonates puis par supplémentation en calcium et en vitamine D -les auteurs soulignent que les recommandations en matière de dosage de calcium et de vitamine D sont probablement trop faibles pour la majorité de ce groupe de patients-. Ensuite, les fractures complètes sont traitées chirurgicalement avec des tiges de titane implantées. Les fractures incomplètes, annoncées par une douleur à la cuisse et diagnostiquées par rayons X, peuvent aussi être traitées chirurgicalement avec des tiges de titane, afin de prévenir les fractures complètes.

Etre conscient de ce risque de fractures atypiques et savoir les diagnostiquer doit donc faire partie de la stratégie de gestion de la thérapie par bisphosphonates à long terme, soulignent les auteurs.

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