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SANTÉ des ÉTUDIANTS : Les syndicats étudiants interpellent l'Etat

Actualité publiée il y a 10 années 11 mois 1 semaine
UNEF-SAGE

La taxe sur les contrats d’assurance, c’est la taxe de trop pour des étudiants au budget déjà hyper-serré. 1 étudiant sur 3 renonce à un soin au cours de l’année et un étudiant sur 5 voit sa santé se dégrader. La santé n’est plus qu’une « variable d’ajustement » dans ce budget, de moins de 600 euros par mois pour plus de la moitié des étudiants. Constatation de l'Union nationale des Etudiants de France (UNEF) et la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) qui appellent le gouvernement à ne pas répercuter la fameuse taxe sur les contrats d’assurance et à miser plus sur la prévention, le dépistage et l’éducation à la santé des jeunes, pour le bien sanitaire de l’ensemble de notre société.

92% des étudiants se priveront d'une consultation médicale et auront recours à l'auto-médication en 2010-2011, en raison de l'augmentation du coût de la santé et des complémentaires. D'une part l'inflation des médicaments et des prestations de soins a augmenté de 6,08% en moyenne depuis 2007, selon l'UNEF. A cela s'ajoute l'apparition de nouvelles taxes et l'augmentation des cotisations étudiantes. En 2007, les étudiants payaient, en moyenne 263 euros de soins. En 2011, ce chiffre passe à 279 euros. Participation forfaitaire, franchises médicales, déremboursements, hausse des cotisations des complémentaires, pour les étudiants, le coût de la santé aurait augmenté de 6% en 4 ans. Les jeunes sont de moins en moins nombreux à avoir les moyens de pouvoir adhérer à une mutuelle et 19% des étudiants ne disposent pas de complémentaire santé, alors qu'ils étaient 13% en 2005.


Plus de prévention auprès des étudiants? Non, répond l'UNEF, la hausse du coût de la santé étudiante n'a pas donné lieu à des efforts de prévention supplémentaires, l'investissement moyen par étudiant pour la prévention serait resté stable depuis 2007.

Le renoncement aux soins, un phénomène préoccupant: Cette augmentation du coût de la santé a accentué des phénomènes déjà connus de renoncement aux soins. Déjà touchés tout particulièrement par la hausse du coût de la vie (alimentation et logement), les étudiants doivent faire des choix. La moitié des étudiants vit ainsi avec moins de 600 euros par mois. La santé est donc devenue une variable d'ajustement dans les dépenses étudiantes.

A la clé, des risques sanitaires: Des étudiants qui ne se soignent pas aujourd'hui, c'est toute la société de demain qui en souffrira. Les jeunes, qui doivent prendre de bonnes habitudes en matière de santé, sont de moins en moins en mesure de construire leur santé de demain.

· 20% des étudiants jugent que leur état de santé s'est dégradé par rapport à l'an passé,

· 10% ont une maladie chronique,

· 38% des étudiants ont eu une période de déprime pendant l'année,

· 8% des étudiants n'ont pas consulté au cours des 12 derniers mois.

Plus grave, les étudiants sont devenus méfiants vis-à-vis de notre système de soins et pour la moitié d'entre eux, pensent qu'il ne permet pas d'être soigné quelle que soit sa condition sociale et financière…

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