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SCLÉROSE latérale amyotrophique : Réduire sa sévérité en traitant le microbiote

Actualité publiée il y a 3 mois 13 heures 36 min
Nature
La modification du microbiome intestinal à l'aide d'antibiotiques ou d’une transplantation fécale permet de prévenir ou réduire les symptômes de la sclérose latérale amyotrophique (Visuel AdobeStock_176894336)

La connexion intestin-cerveau est à nouveau mise en évidence dans la sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative qui affecte les cellules nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. Cette équipe de l’Université de Harvard, montre chez des souris modèles de la maladie, que la modification du microbiome intestinal à l'aide d'antibiotiques ou d’une transplantation fécale permet de prévenir ou réduire les symptômes de la maladie. Un grand espoir de nouvelles thérapies possibles, documenté dans la revue Nature.

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Dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou Maladie de Charcot ou de Lou Gehrig), les motoneurones responsables de la communication des mouvements sont spécifiquement affectés, avec une perte progressive du contrôle musculaire affectant la capacité de parler, de manger, de bouger et de respirer. S’il existe des traitements symptomatiques de la SLA, il n'existe actuellement aucun remède curatif. La majorité des patients succombent à la maladie 2 à 5 ans après le diagnostic. Cette nouvelle étude permet d’expliquer aussi pourquoi seuls certains sujets porteurs de mutations responsables développent la maladie.  

Le microbiote pourrait protéger ou pas contre la maladie

La recherche s’est concentrée sur l’une des mutations les plus courantes (C9ORF72) chez les patients atteints de SLA. Si les souris porteuses de la mutation ont présenté une réponse immunitaire hyperactive, dont compris une inflammation du système nerveux et du reste du corps, ce qui a conduit à une durée de vie raccourcie. Cependant la recherche révèle des résultats de santé extrêmement variables, chez des souris modèles porteuses de la même mutation génétique mais provenant de 2 environnements différents (Harvard et le Broad Institute). L’auteur principal, le Dr Kevin Eggan, professeur à Harvard et son équipe ont corrélés ces différents résultats à des communautés microbiennes intestinales distinctes chez ces souris.

 

« Bon nombre des caractéristiques inflammatoires observées chez les souris d’Harvard n'étaient pas présentes chez les souris de Broad. Plus frappant encore, les souris de Broad ont survécu beaucoup plus longtemps ».

 

Le rôle possible du microbiome intestinal : à la recherche de différences environnementales entre les 2 groupes de souris, les chercheurs se sont penchés sur le microbiome intestinal. En utilisant le séquençage de l'ADN pour identifier les bactéries intestinales, les chercheurs ont trouvé des microbes spécifiques présents dans les souris de Harvard mais absents chez les souris de Broad. Puis les chercheurs ont collecté des échantillons de microbiome dans différents laboratoires et les ont séquencés.

 

Des bactéries intestinales très similaires sont corrélées à la maladie chez les souris. Les scientifiques ont donc regardé si en modifiant le microbiome, cela permettait d'améliorer les résultats pour les souris modèles de SLA. Et ils sont parvenus à réduire l'inflammation.

 

Un nouvel exemple de la connexion intestin-cerveau : ainsi, le microbiome intestinal pourrait influer sur la sévérité de la maladie. Une action permettant de réguler les communautés bactériennes de l’intestin pourrait donc réduire certains des symptômes de la SLA.

 

Cette recherche non seulement éclaire les mécanismes sous-jacents à la SLA, mais apporte aussi de nouvelles preuves de l’importance de cet axe intestin-cerveau a été impliqué dans toute une gamme de conditions neurologiques, dont la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer.

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